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NÎMES : PRÈS DE 500 PERSONNES DANS LA RUE CONTRE LES TRAVAUX DU CENTRE-VILLE

Photo DR / MA

Ras-le-bol des travaux en cours et à venir dans le centre-ville de Nîmes… C’est en gros le message véhiculé par le rassemblement qui était programmé à 12H, ce lundi, place de la Maison Carrée. De nombreuses associations étaient présentes, citoyens, administrés, certains politiques, et élus locaux ont défilé en « civil », pour la plupart, hormis un groupe d’élus Frontistes, arborant leur écharpe officielle… Ce que les représentants des commerçants ne souhaitaient pas. Il avait été demandé aux manifestants de venir, « non pas pour exprimer leur sensibilité politique, mais tout simplement leur sensibilité lié à leur condition de vie en tant que nîmois », dixit Thierry Desgouttes, propriétaire du bar-restaurant le Napoléon (Boulevard Victor Hugo)  et président de l’association « Nîmes pour tous ».

La bonne humeur régnait plutôt dans les rangs… La détermination aussi. Pour preuve, une pluie de slogans tout au long du cortège formé par près de 500 personnes. A noter qu’entre 100 et 130 commerçants avaient intégré le cortège, d’après les représentants sur place. Une file humaine qui a déambulé sagement dans les rues de l’Écusson, de la Maison Carrée à l’Esplanade, en passant par la place de l’horloge, la rue de l’Aspic, faisant un arrêt devant l’hôtel de ville, au rythme de formules comme « Commerçants en colère, Nîmes la galère ». Et, malgré l’appel au balcon formulé, Monsieur le Maire n’est pas apparu. Le mouvement s’est alors poursuivi pour s’achever avant 14 heures, avec une nouvelle prise de parole de Jean-Christophe Fossard, de l’association « Nîmes pour Tous » (et propriétaire du Fox Taverne), qui rappelle qu’il se trouve à ce moment-là, « au cœur du problème », sur l’Esplanade, face aux Arènes, et dos à la Gare SNF. C’est justement à cet endroit, au niveau de l’avenue de Prague, que se situe une voie d’accès bloquée à la circulation, et sur laquelle on a aménagé un contournement provisoire pour rejoindre l’artère du Boulevard Gambetta. Et Jean-Christophe Fossard de reprendre, entre deux applaudissements : « Nous voulons que ce boulevard soit ré-ouvert définitivement pour qu’il soit pénétrant et que le centre-ville soit irrigué. Il faut que la gare soit complètement desservie (par les bus et les trams) ». […] « Au lieu de cela, on dépense beaucoup avec notre argent », et « on navigue à vue ».

Photo DR / MA

Les protagonistes se sont félicités du succès de cette mobilisation, qui est « tout sauf symbolique », d’après Jean-Louis Wolber, commerçant de l’avenue Georges Pompidou, à l’ouest du centre-ville, actuellement en proie à des difficultés de circulation sur les lieux du chantier du Cadereau d’Alès. Il représente une association qui prend en charge les entreprises et citoyens qui se sentent touchés par le contexte de la crise et l’influence des travaux actuels. Monsieur Wolber a rappelé qu’il s’agissait d’une grande première à Nîmes, de voir une telle manifestation où toutes les couches sociales se sont rassemblées pour une cause de ce genre.

Qu’est-ce qui a fait que les commerçants et citoyens manifestent seulement aujourd’hui sur ce sujet ?

Pour Thierry Desgouttes, cela tient à une accumulation de choses : « quand vous avez des commerçants qui font moins 30, moins 40%, que vous avez votre vie professionnelle et familiale qui est menacée… on se réveille, peut-être un peu tard d’après certains, mais je pense que le principal c’est déjà de se réveiller », a-t-il précisé aujourd’hui durant la manifestation.

Mais, d’après le propriétaire du Napoléon, les causes premières qui font la mobilisation sont à aller chercher du côté de « la dégradation des commerces de Nîmes concernant leur chiffre d’affaire et leur activité, l’inaccessibilité au centre-ville et aux extérieurs de Nîmes, et le problème plus global de la circulation, due à l’accumulation des chantiers simultanément » : sur l’Esplanade depuis près de cinq ans, le TCSP, et son tracé, le tout, en parallèle avec le projet du nouveau centre commercial du côté des Costières prévu pour 2013. 32.000 m² de vente qui pourraient « mettre en péril de nombreux  emplois », d’après le président de « Nîmes pour tous ». Pour sa part, en centre-ville, autour de sa zone d’activité, il a évoqué une soixantaine d’emplois perdus entre juillet 2010 et juillet 2011 (d’après un sondage auprès des commerçants, effectué en juillet dernier), et qui seraient liés à ces travaux et difficultés de circulation.

Quant à la mairie, elle a réagi par voie de communiqué en fin de journée. Une réaction signée du sénateur-maire Jean-Paul Fournier, et de ses adjoints Yvan Lachaud et Franck Proust. Les élus évoquent une " manifestation récupérée par un cocktail détonant rassemblant le PC, les Verts, le MoDem, le Ps, et le Front National auquel étaient adjoints une poignée de comités de quartiers et quelques réboussiers habitués de la contestation systématique et stérile".

La municipalité ajoute dans ce communiqué que : "Si nous tenons à dire, à la cinquantaine de commerçants présents à cette manifestation, que nous restons attentifs à leur situation et que nous les reverrons fin janvier pour faire à nouveau un point sur les mesures annoncées le 18 novembre dernier, nous tenons à confirmer aux Nîmois et aux Nîmoises que les projets pour lesquels ils nous ont donné mandat en 2008 seront bel et bien menés à terme".

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