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GARD : JOURNÉE NATIONALE D’ACTION CONTRE L’AUSTÉRITÉ

Photo © objectifgard.com

Ce mardi, divers syndicats ont appelé à protester contre le plan de rigueur porté par le Gouvernement en ces temps de crise. A Alès, devant la sous-préfecture, les manifestants étaient environ 300 d’après la police. Rue du cirque romain, face à la Sécurité sociale de Nîmes, on pouvait en compter environ 150.

Les bannières des syndicats CGT, UNSA, CFDT, et FSU flottaient devant l’entrée des locaux de la Sécurité sociale, et chaque représentant est passé à la « tribune », dont Simon Gévaudan, secrétaire confédéral de la CGT. Celui-ci a proclamé dans son discours un « Non à l’austérité pour les salariés, pour les retraités, pour les demandeurs d’emploi et pour les jeunes ». Le syndicaliste n’a pas manqué de rappeler que divers mouvements sociaux s’opposant aux politiques de rigueur se sont soulevés ailleurs en Europe depuis le printemps dernier (En Irlande, en Espagne, au Portugal, en Belgique et en Angleterre. Les deux figures de proue directement dénoncés ce jour comme responsables d’une partie de la gestion de la crise sur les dossiers Grecs et Italiens, Nicolas Sarkozy et Angela Merkel, présentés comme les « porte-flingues » des financiers. Une virulence qui s’est dirigée vers les partisans de plans de rigueur en Europe qui s’attaqueraient « aux régimes de retraites, aides sociales, services publics… ». Dix exigences du syndicat CGT, soutenu dans la démarche par les autres organisations présentes :

Photo © objectifgard.com

- revalorisation des salaires, pensions et minimas sociaux,

- contrôle des aides publiques aux entreprises,

- contrainte pour les entreprises à des alternatives aux licenciements,

- suppression des exonérations fiscales et sociales sur les heures supplémentaires,

- arrêt des suppressions d’emplois,

- développement des politiques publiques (avec des moyens dirigés vers les services publics),

- réforme de la fiscalité en profondeur,

- création d’un pôle financier public, ainsi qu’un mécanisme de crédits à taux réduits,

- taxation des mouvements spéculatifs de capitaux, et éradication des paradis fiscaux,

- mise en place d’un plafond européen de solidarité sociale et de développement économique.

D’après les orateurs syndicaux, « au regard des plans annoncés en France, seulement 10% de l’effort serait supporté par les grandes entreprises et la banques ».

Au même moment, à Alès, un rassemblement se tenait devant la sous-préfecture. Et vers 14h00, sur le parvis du Centre hospitalier d’Alès, un autre mouvement de protestation s’est tenu. En effet, d’après Bruno Rivier (secrétaire général de la CGT de l'Hôpital d'Alès), les hospitaliers seraient directement touchés par le plan d’austérité gouvernemental, notamment à cause de la baisse de 0,5% des dépenses de l’assurance maladie (un « objectif national »). Une conséquence pour les assurés mais aussi pour les frais de fonctionnement de l’hôpital, qui représentent 70% de ses dépenses, et qui sont majoritairement constitués par les charges de personnel.  A l’inverse, d’après M. Rivier, la solution viendrait plutôt d’une augmentation des salaires, donc des cotisations supplémentaires induites, pour l’Etat, et une diminution des exonérations envers les entreprises, et que celles-ci privilégient l’investissement.

Une « lettre au Père Noël » a été remise à la DRH du CH d’Alès aujourd’hui à cette occasion, contenant des vœux de fin d’année (congés, conditions de travail…). La hotte sera-t-elle pleine pour les personnels hospitaliers ? Ce n’est pas si sûr.

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