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BAGNOLS-SUR-CÈZE : MARINE, UNE LYCÉENNE ATTEINTE D’UNE MALADIE RARE, ATTAQUE SON ÉTABLISSEMENT SCOLAIRE EN JUSTICE

Une lycéenne de Bagnols-sur-Cèze attaque son établissement scolaire en justice en saisissant le tribunal administratif de Nîmes. C'est le quotidien régional, Le Dauphiné Libéré, qui raconte dans ses colonnes l'histoire de Marine, 17 ans,  atteinte d'une maladie auto-immune due à une hyperactivité du système immunitaire qui, épaulée de sa famille, accuse le lycée de Bagnols-sur-Cèze de ne pas être assez suivi pour qu'elle puisse réussir son examen de baccalauréat.

La jeune fille qui souffre depuis trois ans d'une maladie, un mélange de deux syndromes rare, celui de Gougerot-Sjören (atteinte des glandes exocrines) et de Raynaud (trouble de la circulation sanguine), se fatigue très vite et a beaucoup de mal à se concentrer. Elle est parfois même obligée de rater les cours. Pas une volonté, mais bien une fatalité.

Une fatalité qui lors de l'inscription de la jeune fille en première, au lycée de Bagnols-sur-Cèze, n'aurait pas freiné la direction d'après la mère de Marine. Dès la rentrée scolaire 2010-2011, la direction devait alors mettre en place le Projet d’accueil individualisé (PAI), un dispositif très réglementé qui oblige les enseignants de prendre des mesures "techniques" afin d'aider l'élève concerné : "photocopies, mail, dictaphone." Oui mais voilà, "en cours d'année 2011, alors que Marine était en terminale, les professeurs qui trouvaient que ce système était beaucoup trop compliqué, ont donc décidé d'arrêter" explique Me Patrick Caillet, avocat de la famille de Marine.

Depuis, la jeune fille "brillante" a été déscolarisée. "Nous avons tout tenté pour que le PAI puisse être remis en place. Nous avons envoyé une lettre au proviseur, au rectorat et au ministère de l’Éducation." Des lettres qui sont restées sans réponse. Jusqu'à ce que l'avocat décide de contacter la presse. Et ça marche car suite au reportage d'un confrère de France Bleu, "comme par hasard, nous avons reçu un courrier du rectorat qui, accrochez-vous bien, propose de faire redoubler à Marine (en terminale à ce moment là) sa première pour tout recommencer" s'offusque Me Patrick Caillet contacté par téléphone, qui confirme engager une procédure contre le lycée Albert Einstein au tribunal administratif de Nîmes "pour que le PAI soit de nouveau activé. C'est une réelle défaillance du lycée ancré dans une mission de service publique, qui prône l'égalité en matière d'éducation. C'est grave !"

À suivre dans les prochains jours, la réactions de Marine et de sa mère face à cette situation "inacceptable".

 

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