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CARTE SCOLAIRE : CLARENSAC FAIT DE LA RÉSISTANCE

Photo © objectifgard.com / MA

Alors que la réunion qui devait donner le ton pour la rentrée scolaire 2012 s’est déroulée en présence du préfet jeudi 2 février (la CDEN), pour définir la prochaine carte scolaire, l’école de Clarensac poursuit la mobilisation qui avait commencée avant cette décision. Étaient en jeu l’avenir d’une classe de cour élémentaire, et l’espoir de conserver son poste RASED, dit « maître G ». Finalement, au lieu d’obtenir une réponse officielle du nombre de classes et de postes qui fermaient pour la prochaine rentrée en début de semaine, les parents d’élèves mobilisés à Clarensac, comme ailleurs, ont été « étonnés et en colère d’apprendre par la presse », le lendemain de la CDEN, la liste des fermetures de classes, comme nous l’a expliqué Marjorie Enjelvin, parent d’élève à Clarensac. La fameuse liste a été publiée dès vendredi 3 février. "On a été mis devant le fait accompli, alors qu'on nous avait dit que ce serait étudié tranquillement lundi par l'inspecteur d'académie", soutient la parent d'élève.

Sur ce groupe scolaire, les parents d’élèves qui se sont réunis au-delà de la seule association de parents d’élèves, auprès de laquelle Mme Enjelvin n’est pas adhérente, sont soutenus par le maire M. Bazin, le directeur-instituteur M. Malle et le député William Dumas.

Ils gardent espoir, qu’en septembre prochain, un réajustement soit réalisé pour la réouverture de la classe dont on vient de décider la fermeture. Marjorie Enjelvin prétend que Clarensac « est positionné en 3e position sur la liste des réouvertures en primaire ». Une quasi-certitude pour elle de voir ré-ouvrir la classe : « il suffirait que les membres de l’inspection académique viennent compter eux-mêmes à la rentrée le nombre d’élèves ».

D’après les estimations de l’établissement, basés à la fois sur le décompte des élèves déjà présents qui se reporteront d’une classe à l’autre l’année prochaine, et sur l’apport moyen d’enfants supplémentaires égale à 15 élèves depuis cinq ans, le maintien de la 13e classe en primaire (élémentaire) semblait primordiale pour Mme Enjelvin. Désormais, il serait « impossible de faire face au sein de l’école à une véritable explosion démographique sur la commune ». La Vaunage serait notamment touchée par un afflux important de population depuis la construction du nouvel hôpital de Nîmes-Carémeau, et la disparition de l’hôpital de la rue Hoche.

Des chiffres qui inquiètent l’école de Clarensac

Une moyenne à la rentrée 2012 de 26,5 élèves par classe en primaire au lieu de 24 environ auparavant. Une moyenne qui porte à faire grimper en réalité les effectifs de cycle 2 (CE2 – CM1 – CM2) à 30-31 élèves par classe. D’après les parents d’élèves de l’école, l’inspection d’académie aurait déclaré : « vous êtes dans les normes ». En réalité, pour Marjorie Enjelvin, « ce n’est pas gérable humainement et matériellement », arguant notamment que leur dernière tentative « d’installer deux pupitres [bureaux d’élèves] supplémentaires avait échoué ».

Par ailleurs, Clarensac avait demandé à l’inspection académique une 7e classe de maternelle pour éviter d’atteindre ce qui est finalement prévu pour la rentrée 2012 : une moyenne de 29 élèves par classe à ce niveau. Rappelons que 176 élèves de maternelle sont scolarisés à Clarensac.

Concernant les élèves en difficulté suivis par un « maître G », 60 d’entre eux devront faire sans désormais, après la suppression il y a cinq an déjà d’un « maître E » (autre poste RASED).

Sur ce point, au niveau départemental, 38 postes (32 postes E et 6 G) sont supprimés. Et comme le syndicat Snuipp-FSU nous le confirme, les 25 postes restants (19 E et 6 G) sur le Gard seront réservés aux établissements de réussite scolaire (RRS) que comptent seulement 6 communes : Nîmes, Beaucaire, Saint-Gilles, Bagnols, La Grand’Combe et Alès. « Ailleurs, désormais, c’est le grand désert », d’après Alain Perrod, du syndicat Snuipp-FSU du Gard.

Pendant ce temps, dans l’école de Clarensac, les parents d’élèves ne lâchent rien : « on a investi l’école depuis jeudi matin [NDLR : 2 février], et on ne bouge pas ! »

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