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GARD : LA VAGUE DE GRAND FROID A GELÉ LES CHANTIERS

Un chantier mené par l'entreprise Probat 30, à Beauvoisin. Photo DR/

À  l'heure où les températures grappillent difficilement quelques degrés au dessus du zéro, les entrepreneurs du bâtiment dressent eux le bilan de la semaine qui vient de s'écouler. Une semaine très froide lors de laquelle on a pu voir le thermomètre affichait jusqu'à -10°C. Difficile dans ces conditions climatiques frigorifiques de "faire tourner la boîte". Preuve en est, un sondage réalisé par la Fédération française du bâtiment du Gard, la semaine passée auprès de ses adhérents concernant les intempéries. "Sur les 25 réponses que nous avons reçu, 24 entreprises nous ont confirmé avoir arrêté leur chantier pendant quelques jours, voire une semaine à cause du froid" a-t-on appris du service communication. Alors bien sûr, pour la plupart, il s'agit d'entreprises qui travaillent dans le domaine du gros œuvre. "Certains chefs d'entreprises ont dû adapter leurs horaires de travail, de commencer plus tard le matin et terminer plus tôt dans l'après-midi. Les journées étaient donc plus courtes. D'autres ont été obligés de stopper le chantier en partie pour les difficultés rencontrées par les salariés suite au gel, mais aussi et surtout parce qu'ils ne recevaient pas le matériel ou que la mise en ouvre du matériel, comme le béton par exemple, était impossible."

"Je risque d'avoir des problèmes de trésorerie en mars"

Cyril Jourdain, 39 ans, est l'un de ces chefs d'entreprises qui a dû mettre ses neuf salariés au chômage en attendant que le redoux ne refasse surface. À la tête de Probat 30, une société de gros œuvre béton implanté à Clarensac, au vue des températures négatives, Cyril Jourdain a pris la décision de se retirer avec ses troupes du chantier à Beauvoisin, où un bâtiment de logements est en pleine construction. "Nous sommes arrêtés depuis le vendredi 3 février. Ça devenait trop difficile de travailler. Et puis, les centrales où se fabrique le béton, à Codognan et Aigues-Mortes, étaient gelées. Nous n'avons donc pas pu être livrés, raconte le chef d'entreprise. Et puis, même si nous avions pu être livrés, avec des températures en dessous de 0°C, le béton ne prend pas." Grâce à une légère hausse des températures, ce lundi 13 février, les neuf salariés de Cyril Jourdain ont pu reprendre le chantier "pour se concentrer sur quelques finitions, car nous n'avons toujours pas été livrés en béton." Un manque à gagner pour le patron de Probat 30 : "Il faut tout de même relativiser, nous avons été épargnés par les intempéries depuis quelques temps. Mais oui, je risque d'avoir des problèmes de trésorerie en mars, lorsqu'il va falloir réinvestir dans le matériel sans rentrée d'argent comme chaque mois."

Les salariés, eux, recevront, "les indemnités du chômage intempéries, explique-t-on au service communication de la Fédération française du bâtiment 30. Les entreprises cotisent annuellement à une caisse régionale intempéries." Ce qui permet à un salarié de toucher un salaire même en cas d'intempéries. Toutefois, il est calculé sur une base de travail de 7 heures par jour à 75% du salaire brut.

 

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