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CCI DE NÎMES : PETITS MENSONGES ENTRE ENNEMIS

À une semaine de la clôture des votes concernant l'élection des membres de la Chambre de Commerce et d’Industrie Régionale (CCIR) et de la Chambre de Commerce et d’Industrie Territoriale (CCIT) de Nîmes, une nouvelle polémique fait surface. Dans un communiqué de presse, le candidat Henry Douais (CGPME) pointe du doigt son opposant Medef, Éric Giraudier qui serait selon lui l'auteur d'un mensonge.

Le couac ne tient qu'à ces quelques mots d’Éric Giraudier livrés à l'occasion de diverses conférences de presse : "Après plusieurs mois de négociations, nous avions convenu avec le groupe Bouygues à une convention qui spécifie que 20% du montant du chantier serait alloué au travail des TPE et artisans du Gard. Ce qui représente la somme de 400 millions d’euros." Henry Douais ne revient pas sur le pourcentage établi dans cette convention mais sur "les plusieurs mois de négociations" qui d'après le candidat CGPME n'aurait pas eu lieu puisque dès le départ, le cahier des charges du Réseau Ferré de France (RFF) précisait que "le recours aux PME était l'un des quatre critères imposés à Bouygues pour obtenir le marché[...] De tout cela ressort que Monsieur Giraudier a menti pour obtenir le vote des TPE et des PME locales."

Doit-on comprendre que, puisque une convention semblait obligatoire, Éric Giraudier n'a eu qu'à se présenter très poliment au groupe Bouygues -- qui se battait alors face à Vinci pour l'attribution du contrat de partenariat public-privé pour la conception, la construction, la maintenance et le financement du contournement ferroviaire de Nîmes et de Montpellier -- pour obtenir les 20% du montant du chantier alloués aux entreprises locales ?

Que pense-t-on du côté du Medef ? "Encore une fois, Henry Douais n'ayant rien à proposer s'attaque à un dossier qu'il ne connait pas. Bien sûr, la convention était établie, mais le montant du pourcentage, qui est généralement plus bas, est le résultat d'un long travail de négociations. Preuve en est qu'Henry Douais ne sait pas comment faire pour apporter du chiffre d'affaires aux entreprises locales parce qu'il est toujours de politique et non d'entrepreneur."

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1 commentaire sur “CCI DE NÎMES : PETITS MENSONGES ENTRE ENNEMIS”

  1. Je suis adhérente à la CAPEB depuis 18 ANS et je suis engagée auprès des PME et TPE depuis 1994. L’argument principal qui a fait basculé la CAPEB dans le camp du MEDEF, au risque de perdre leur légitimité dans la défense des PME et TPE aux yeux des pouvoirs publics, est la négociation, par M GIRAUDIER, de 20% auprès de BOUYGUES pour le chantier dont vous faites référence dans votre article.
    Le cahier des charges de RFF imposait aux soumissionnaires la participation des PME à hauteur de 20% et
    « Les quatre critères de la consultation portaient sur le coût, la robustesse financière et contractuelle, la qualité technique et environnementale du projet (dont les délais de réalisation)
    et le recours aux PME. »(source communiqué de presse de RFF)
    Une fois ces informations vérifiées, nous sommes en droit de se poser la question de savoir qu’est ce que M GIRAUDIER a fait dans cette affaire.
    Parce que s’il n’a rien négocié, il a trompé les électeurs et plus encore la CAPEB! C’est à mes yeux très important.
    20% de PME dans ce marché découle de la volonté de l’état pour la réalisation de ce chantier. cette contrainte s’impose aux soumissionnaires en l’occurrence VINCI ET BOUYGUES. Il faut bien comprendre (parce que ce n’est pas très clair dans la réponse du MEDEF dans votre article) que si M GIRAUDIER s’est vraiment rapproché de BOUYGUES, c’est après que Bouygues est été pressenti comme adjudicataire. Il faut bien précisé que M GIRAUDIER n’a influencé en rien dans le choix du pourcentage.
    Dans tous les cas, je suis curieuse de connaître le contenu de cette convention. En effet au delà du pourcentage, qu’elles sont les conditions imposées par BOUYGUES pour sélectionner les entreprises proposées par la CCI. Je fais référence à l’activité de l’entreprise (entreprise TP, électricité, maçonnerie…), sa solidité financière, moyens matériels, personnels (critères en général évoqués pour écarter les TPE) les conditions de paiement (paiement direct, paiement par Bouygues…). M GIRAUDIER qui s’est positionné comme le seul représentant de toutes les PME du département (quid de la chambre des métiers) pour négocier auprès de BOUYGUES, 400 millions de travaux SUR CES 10 prochaines années, a t’il négocié, aussi, de meilleures conditions que celles qu’offrent en général ces grands groupes quand ils sous traitent???
    Pour info, Bouygues à lui même ses PME dans chaque département et à ce jour un marché a déjà été octroyé à une PME locale (d’éclairage public), sans passer par la CCI.
    Si une convention entre la CCI et l’entreprise BOUYGUES a été signée, je souhaite que le contenu soit publiée.
    ELISE DARE

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