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NÎMES : LES MATADORS FRANÇAIS VEULENT PARLER D’UNE SEULE VOIX

Photo © SV

Ce mardi 6 mars, à l’hôtel Atria de Nîmes, les matadors Français ont tenu une réunion après la récente fondation de leur association : l'AMTF (association des matadors de taureaux français), composée par 17 d’entre eux, dont Sébastien Castella et Juan Bautista. Six des illustres noms (hormis ces deux précités) étaient présents à Nîmes lors de cette réunion (Lionel Rouff, Swan Soto, Jonathan Veyrunes, Romain Perez, Marco Léal, El Lobo), qui avait pour objet principal de faire entrer les matadors dans l’arène des discussions autour de la corrida.

D’après eux, Lionel Rouff en tête (dit "Morenito de Nîmes"), rappellent que « les matadors n’ont pas pour habitude de s’exprimer jusque-là », hormis les « pro » et les anti-taurins, comme d’autres acteurs (Cartels etc.).

Ils veulent désormais parler d’une seule voix, et prendre part aux différents débats liés de près ou de loin à la corrida, « sa culture et pas uniquement sur les conditions de travail. Nous ne sommes pas un syndicat », précise Lionel Rouff.

Quatre objectifs principaux sont poursuivis par les matadors :

« - créer une entité crédible aux yeux du monde taurin et s’appuyer sur une base de jeunes matadors de taureaux en activité souhaitant lutter pour leur condition de manière collective, et n’ayant d’autres préoccupations que celles de l’arène ;

- réunir autour d’elle toutes les forces françaises en présence (anciens matadors de taureaux, divers professionnels, aficionados, personnalités de tous horizons…), s’inscrire dans la durée, en toute transparence et s’unir aux énergies déjà fédérées en France (Observatoire culture taurine, union des clubs taurins Ricard, UVTF…) ;

- devenir une nouvelle vitrine dont la tauromachie française a besoin pour faire face aux anti-taurins et contribuer à l’émergence de futurs toreros  en apportant son soutien et son expérience ;

- lutter pour l’amélioration de ses conditions de travail et aider à une meilleure reconnaissance du statut de ses membres ».

Des éléments souvent méconnus ont été soulevés durant cette réunion de l’AMTF, et relayés par son président, M. Rouff : les vedettes tel que l’Espagnol Julián López Escobar dit « El Juli » (qui fait partie du « groupe spécial » dans le circuit) prendrait « la place » de matadors de « troisième catégorie », au cours de corridas, moins réputées que celles de Nîmes, comme celles de Plavas (Hérault) notamment, qui casserait sa tirelire pour attirer faire venir des grands noms. Conséquence directe, un circuit professionnel à deux vitesses qui ne permettrait pas de promouvoir des matadors qui se retrouveraient à un cachet par an, tandis que les plus grands, tels qu’El Juli tournent à plus de 48 corridas par an.

Photo © SV

Autre phénomène, l’équivalent des « droit TV » que l’on connaît dans le football, et que les toreros espagnols viennent de renégocier de leur côté, n’existeraient pas pour les Français. Les médias télévisuels locaux « n’ont pas obligation de payer des droits de retransmission » pour les corridas de Nîmes par exemple. Et, comme en Espagne ou au Mexique, l’idée d’imposer aussi en France, la présence, au sein de chaque cartel, un minimum d’un matador local a été avancé.

Autre point important aux yeux de Lionel Rouff : « l’encadrement des jeunes toreros » qui n’ont pas forcément un agent, sont aussi confrontés aux contraintes d’assurances très coûteuses, et auraient besoin d’assistance sur divers points. Juan Bautista devrait apporter son appui dans ce cadre d’après le président de l’AMTF (logistique, costumes de lumière…).

Bref… « Ça chauffe » aussi du côté des matadors Français, qui n’auraient même plus accès au « callejón », espace réservé désormais au « gotha »  du milieu (normalement dédié aux professionnels qui notamment détourne l'attention du taureau, distribue du matériel etc.).

Prochains Rendez-vous :

Deux festivals sont programmés dans le cadre du lancement de l'association (AMTF) : l'un dans le Sud-Ouest, à Mont-de-Marsan, le 14 avril, et l'autre dans la région, à Chateaurenard (Bouches-du-Rhône), le 21 avril 2012, avec Julien Lescart, Medhi Savalli, Romain Perez, Tomasito et Patrick Oliver, face à des taureaux d'élevage Français.

Infos Plus :

L’association AMTF, fondée le 28 janvier 2012, au restaurant Casa Blanca de Nîmes a pour membres fondateurs : Lionel Rouff (président), Swan Soto, Charlie Laloé, Jean baptiste Jalabert, Marc Serrano,  Sébastien Castella (porte-parole du Sud-est),  Julien Lescarret (secrétaire), Julien Miletto, Medhi Savalli, Jérémy Banti (trésorier), Jonathan Veyrunes, Camille Juan, Romain Perez, Marco Léal, Thomas Joubert, Patrick Oliver et Thomas Dufau (porte-parole du Sud-ouest). Son but déclaré est « de promouvoir la tauromachie française et ses acteurs, d’en assurer son développement, et de défendre les valeurs qui la caractérisent ».

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