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FUSILLADE DE MONTAUBAN : « ACCABLÉE, EFFONDRÉE, LA FAMILLE DU CAPORAL ABEL CHENNOUF NE VEUT PAS ÊTRE MISE À L’ÉCART DE L’ENQUÊTE »

"Les militaires ont été tués dans un endroit où il y avait beaucoup de passage de soldats. On en a parlé avec leurs camarades et chacun se dit, cela aurait pu être moi (AFP)." À ces mots de Francette Mendoza, la grand-mère de la Caroline Monet, la compagne du Caporal Abel Chennouf, on comprend que la famille ne semble pas envisager un règlement de compte personnel. Mais alors que s'est-il passé dans la tête de l'homme en scooter qui jeudi 15 mars a tiré sur trois militaires en tenue du 17e Régiment de génie parachutiste de Montauban, ôtant la vie au Caporal Abel Chennouf, 25 ans et Mohamed Legouad, 26 ans, dans le centre-ville de Montauban (Tarn-et-Garonne) ? Le troisième militaire, Loïc Liber, 28 ans, grièvement blessé se trouve actuellement entre la vie et la mort à l’hôpital Rangueil de Toulouse.

La famille d'Abel Chennouf, un jeune homme de 25 ans qui a grandi sur les terres de Manduel (Gard) a annoncé qu'elle se constituait partie civile. C'est maître Gilbert Collard, un "ami de longue date de Francette Mendoza" qui a été chargé de défendre la famille "accablée, effondrée, noyée dans l'incompréhension." L'avocat a reçu hier les parents du parachutisme tué jeudi dernier par un mystérieux meurtrier. "Se constituer partie civile permet de prendre connaissance du dossier et de participer à l'évolution de l'enquête, de suivre les auditions des témoins. Bien entendu, la famille attend que tous les moyens soient mis en place pour retrouver l'assassin de leur fils, leur frère, leur compagnon. Mais ils demandent aussi à ce qu'aucune information ne leur soit cachée. Si la piste terroriste est avérée, que l'on ait le courage de leur dire, au même titre qu'une autre piste. Ils n'accepteront aucun mensonge. Ils ne veulent pas être mis à l'écart de l'enquête" a confié Maître Collard contacté par téléphone.

Une enquête qui a nécessité une mobilisation judiciaire et policière exceptionnelle, avec pas moins de 50 enquêteurs. Rappelons que le procureur de la République de Toulouse, Michel Valet, avait lié la fusillade de jeudi 15 mars à un précédent fait meurtrier : l'assassinat dimanche  11 mars à Toulouse d'Imad Ibn Ziaten, 30 ans, chef d’équipage au 1er Régiment du train parachutiste. Un homme en scooter avait été aperçu sur les lieux du crime. Ce lundi 19 mars, au matin, un nouveau drame s’est produit. Un tueur à scooter a de nouveau frappé lundi à Toulouse, dans une école juive où il a froidement assassiné trois enfants et un professeur.

Le même scooter volé a été utilisé lors des trois séries de meurtres à Toulouse et Montauban, a indiqué une source proche de l'enquête à l'AFP. Le scooter a été dérobé à Toulouse, il y a plus d'une semaine, soit avant le premier meurtre d'un parachutiste le 11 mars à Toulouse, selon cette source. Il s'agit d'un scooter de type T-MAX de marque Yamaha, a ajouté cette source.

Rappelons que les obsèques du Caporal Abel Chennouf auront lieu jeudi 22 mars à 16 heures à Manduel. Une marche blanche défilera dans les rues de la commune ce même jour.      

 

 

 

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