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NÎMES : LA PRÉFECTURE VA AUSSI ABATTRE SON ARBRE

Image - Rapport d’expertise ONF

Après la question de l’abattage des platanes de la rue Feuchères à Nîmes, rendu nécessaire d’après une expertise commandée par la ville, suite à action d’un parasite, c’est au tour du micocoulier implanté dans la cour de l’Hôtel de la préfecture du Gard (à Nîmes) d’être condamné « à la guillotine », sous peine de trépasser de lui-même, et de s’effondrer brutalement, l’ONF ayant rendu une expertise le 12 janvier dernier présentant un vrai danger pour la sécurité des personnes, notamment les piétons empruntant l’avenue Feuchères.

Le préfet, Hugues Bousiges a même tenu une conférence de presse mardi 20 mars dernier, en compagnie d’un expert du réseau Arbre Conseil de l’Office National des Forêts (ONF), Joël Roux. Il était question de présenter l’état phytosanitaire de l’arbre planté aux alentours de la moitié du 19e siècle, à la fin de la construction du bâtiment de l’Hôtel Préfectoral.

De quoi est atteint le micocoulier « centenaire » ? D’un champignon lignivore, le « ganoderma resinaceum », ce qui provoque de multiple effet d’après l’expertise commandée par les services de l’Etat. « L’arbre ne peut maintenir en état ses structures. Aussi, l’aspect général du micocoulier révèle un arbre âgé à la mauvaise alimentation, comme en dénotent les pourritures installées au pied de l’arbre. A ce niveau, le plissement de l’écorce et l’affaissement de l’arbre témoignent d’un effort de celui-ci pour tenter d’assurer sa stabilité ». Ce n’est pas tout, puisque « la présence du champignon lignivore, affecte l’élasticité et la densité du bois, en portant atteinte à la qualité des tissus du bois. Ce champignon s’installe dans les racines du micocoulier et le colonise. Il provoque la décomposition rapide du bois », constate-t-on d’après l’expertise.

photo - Préfecture du Gard

La méthodologie de l’expertise phytosanitaire réalisée par l’ONF repose sur une analyse visuelle, une analyse sonore et une expertise approfondie par ondes sonores, réalisée avec le tomographe Picus.

Suite à cette étude, l’ONF recommande l’abattage du micocoulier, rendu « nécessaire pour assurer la sécurité des personnes et des biens », comme le relaie le préfet du Gard. Celui-ci n’a pas encore fixé la date exacte de l’abattage, en collaboration avec l’ONF, mais le chantier qui durera deux jours devrait intervenir au cours du mois d’avril, avant que l’arbre ne voit ses premières feuilles apparaître.

Info Plus :

L’étude a révélé 64 % de bois pourri ou creux au pied de l’arbre, contre 14% seulement de bois que l’on peut qualifier de solide. A 70 centimètres du pied de l’arbre, ce dernier possède pour 50 % du bois sain et 36 % du bois altéré.

Cour d’honneur de la Préfecture en 1899 Collection particulière, Les maisons de l’Etat dans le Gard

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