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NÎMES OLYMPIQUE: QUAND LE FOOT RIME AVEC BTP ET INSERTION PROFESSIONNELLE

Photo © objectifgard.com / MA

« Sans doute une première », comme aimait à le répéter en chœur Céline Lamouret et Sébastien Picard, pour respectivement le GEIQ – BTP du Gard et Eiffage construction Gard, concernant l’opération de ce mardi matin, initiée par le club de football du Nîmes Olympique, évoluant actuellement en championnat de National, intitulée : « Matinale Foot BAT ».

Une opération qui présentait un but multiple : montrer à des jeunes, près de 24, âgés en majorité de moins de 26 ans, l’attrait des métiers du bâtiment et les possibilités offertes de la formation, de l’alternance et de la qualification quel que soit son parcours.

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Tour à tour, après un petit déjeuner dans les locaux du centre de formation de la Bastide, se relaient, pour prendre la parole devant les jeunes, venus de l’ensemble du Gard et majoritairement des alentours de Nîmes Métropole, le coach, Thierry Froger, Sabastien Picard, puis Jean-François Pien (directeur du centre de formation). L’entraîneur rappelle l’importance de la séance d’entraînement du jour, avant le match de vendredi prochain face à Quevilly, qui est encore en course en coupe France. Il en profite pour rappeler l’importance du métier d’entraîneur : « amener des personnes différentes à s’exprimer dans un collectif et qu’ils s’épanouissent individuellement. C’est important pour le collectif ». Il ajoute : « on a des joueurs qui viennent de différents horizons, mais aussi du centre de formation. Le but c’est d’amener à ce que le maximum de jeunes soient sur la feuille de match ». Une image de la solidarité à travers l’effort que l’on retrouve en filigrane tout au long de ce rendez-vous matinal, à travers les divers interlocuteurs, comme un pont jeté entre le monde du foot professionnel et le monde du travail, et l’insertion par le travail et la formation.

Jean-François Pien participe aussi au débat en établissant de son côté  l’importance du mental dans la carrière d’un joueur professionnel. Il parle de « discipline », de « sacrifices » et du fait que l’avenir d’un joueur se détermine sur cet aspect. « Pour moi, même si le joueur a un contrat d’un an ou deux, en réalité il signe un contrat de sept jours. Il doit faire ses preuves chaque semaine pour être inscrit sur la feuille de match le week-end », témoigne le directeur du centre de formation. Bref, le footballeur, même s’il est « chouchouté » en termes d’installations ou de rémunérations durant une période, son sort ne serait pas si enviable. C’est ce que démontrent aussi les deux témoignages d’anciens footballeurs nîmois, aujourd’hui reconvertis, aujourd’hui dans les structures du club, diplôme d’entraîneur en poche (licence Staps et brevet d’Etat) : Damien Jurado (27 ans, et 10 ans passés au centre de formation du Nîmes Olympique) et Stéphane Beyrac (34 ans, 4 saison à Nîmes et près de 15 ans de carrière pro). Une école de la vie difficile, loin de sa famille, qui réclame un cursus scolaire abouti, associé à une vie dévolue totalement aux exigences de ce sport.

Une séance de visionnage commentée par le représentant d’Eiffage et celle du GEIQ met en valeur le travail dans le bâtiment, notamment le poste de coffreur-bancheur, dont le jeune témoin, Rafi Ben Douarfa, qui est passé par une formation en alternance de 9 mois par le biais du GEIQ (contrat de professionnalisation, dont 2 mois à l’AFPA). Son témoignage reste dans la même tonalité que ce que l’on a entendu durant toute la Matinale Foot Bat, puisque ce jeune coffreur, aujourd’hui en CDI évoque, à propos de son métier : « exigence physique, longue formation, un métier qui ne s’improvise pas ».

Photo © objectifgard.com / MA

C’est au moment de la visite des installations et de l’observation de la séance d’entraînement des joueurs du Nîmes Olympique, très disponible d’ailleurs lors d’une petite séance de dédicaces, que diverses réactions sont recueillies parmi les jeunes. Une matinale globalement bien ressentie pour des personnes invités à participer à cet évènement dans la cadre de chantiers d’insertion, d’un CFA BTP, d’une recommandation de la mission locale ou du Pôle Emploi. Adil, un nîmois âgé de 30 ans a trouvé ce rendez-vous « très instructif ». Il cherche a obtenir une reconnaissance, par un titre ou un diplôme dans le domaine de l’étanchéité. « Pourquoi pas avec le GEIQ ? » dit-il, alors que Céline Lamouret expliquait peu avant que les contrats pro proposés (de 6 à 24 mois) ne représentaient qu’une vingtaine de contrats signés en 2011, « à la fois beaucoup et peu à la fois » disait-elle.

Pour Adil, « un équipe de foot et une entreprise, c’est pareil. Les ouvriers sont comme les joueurs d’une équipe. On retrouve un esprit d’équipe dans le bâtiment, parce qu’on est interdépendants ».

Pour l’une des 7 jeunes filles présentes à cette occasion au centre d’entraînement de la Bastide, c’est l’immersion dans un cadre professionnelle pour le découvrir qui l’a améné à venir : « je ne suis ni intéressée par le foot, ni par le bâtiment », ce qu’elle semblait partager avec d’autres. Cela ne les empêche pas de passer volontiers à la séance de dédicaces qui clôture la matinée avec les joueurs du Nîmes Olympique. Et, concernant la mixité, la directrice du GEIQ BTP du Gard rappelait que « cette année deux femmes ont été formé en BP ou BTS ».

Info Plus :

Eiffage construction du Gard pèse 14,5 millions d’euros de Chiffre d’Affaires (2011) et 90 personnes, quand il représente 427 personnes en Languedoc-Roussillon et 73,1 millions d’euros (2011).

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