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MARGUERITTES : LA GROGNE DES PARENTS D’ÉLÈVES DE LA MATERNELLE PEYROUSE

Furieux les parents d'élèves ont occupé l'école maternelle Peyrouse à Marguerittes, tandis que les élus de la mairie les soutenaient de l'extérieur. Photo DR/S.Ma.

4-1 = 3. Dès la rentrée 2012-2013, l'école maternelle Peyrouse de Marguerittes, Peyrousette comme on aime à la nommer, perdra une classe, c'est l'Inspection académique qui l'a dit. C'est elle aussi qui a dit que les élèves inscrits à compter d'aujourd'hui seraient dispatchés dans les trois autres écoles maternelles de la commune. Oui mais les parents d'élèves boudent depuis janvier, mois lors duquel l'Inspection académique a pris et révélé sa décision. Et petit à petit, réunion après réunion, la bouderie s'est transformée en grosse colère.

Sans trop comprendre pourquoi, les enfants ont vu leurs parents investir leur cour de récréation. Photo DR/S.Ma

Et ce jeudi 5 avril, si les parents d'élèves n'ont pas tapé des pieds parterre, ils ont cependant frappé un grand coup sur la table en occupant l'école maternelle Peyrouse. Une trentaine d'entre eux, accompagnés de Madame Marquis, la directrice de la maternelle et de quelques villageois venus soutenir le mouvement, sont entrés dans l'école vêtus de tee-shirt et de panneaux marqués du slogan : "Parents en colère !" Les enfants eux, sans comprendre réellement ce qui se passait, ont visiblement apprécié la présence de leurs parents.

Mais malgré les rires dans la cour, le sujet est sérieux. "Sous prétexte que notre école est la plus grande de toutes les écoles maternelles (4 en tout, Ndlr), on veut fermer une classe de la Peyrousette passant ainsi de quatre à trois classes. Alors l'Inspection nous a informé que pour la rentrée prochaine, seulement 18 élèves intégreraient notre maternelle. D'après nos calculs, l'année prochaine nous aurons tout de même entre 28 et 30 élèves par classe" explique Laura Dupont, représentante élue des parents d'élèves avant d'ajouter : "En plus de la surcharge des classes, nous sommes aussi touchés par le départ d'une enseignante qui compte beaucoup pour l'école et celui d'un agent territorial spécialisé des écoles maternelles (ATSEM)."

Deux personnes qui pourraient manquer d'ici décembre. Date à laquelle les premiers logements d'un grand ensemble actuellement en construction sur le Champ de Foire, devraient être livrés. Qui dit logements, dit familles. Et où va-t-on scolariser les enfants des nouveaux venus

Après avoir circulé toute l'après-midi entre les mains des parents d'élèves, la pétition contre la fermeture d'une classe de l'école maternelle Peyrouse, la pétition sera envoyée à l'Inspection académique. Photo DR/S.Ma

sur la commune ? "Dans les trois autres écoles maternelles, d'après l'Inspection, qui elles ont moins de classes. Le problème sera le même une fois que tous les nouveaux logements (un total de 250) seront terminés et habités" précise Laura Dupont accompagnée de Estelle Melder, elle aussi représentante élue des parents d'élèves. Au élus de Marguerittes de répondre : "Tout cela, c'est de la faute des opposants à la construction des logements sur le Champ de Foire. Nous avons perdu deux ans en procédure, ils nous ont notamment mené devant le tribunal administratif de Nîmes. Si nous n'avions pas pris tant de retard, les gens seraient déjà dans les logements, les enfants auraient été inscrits à l'école maternelle Peyrouse et la classe n'aurait pas été fermée" lance Philippe Meleder, adjoint au maire de Marguerittes, délégué à l'Urbanisme, soutenu par Roger Armand, adjoint au maire délégué aux Festivités et à l'Agriculture, Marie-Claude Robin, conseillère municipale déléguée à l'Enseignement et Élisabeth Castan, conseillère municipale. Ce n'est que l'avis des élus, les parents d'élèves, eux ne tiennent pas à rentrer dans ce débat lié à l'urbanisation.

Suite à leur mouvement, les parents d'élèves ont obtenu un rendez-vous avec l'inspecteur d'académie. Ne reste plus qu'à fixer la date.

Autre école, autre occupation

Mardi dernier, soit le 3 avril, les parents d'élèves de l'école maternelle D. Casanova de Nîmes, eux aussi en mouvement pour s'opposer à la suppression d'une classe, ont occupé les classes de l'établissement scolaire.

 

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