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ALÈS : Max Roustan cité à comparaître à la demande de Benjamin Mathéaud

Benjamin Mathéaud a déposé une citation à comparaître au tribunal d'Alès à l'encontre de Max Roustan, le député-maire d'Alès pour "injure publique envers une personne chargée d'un mandat public". Photo DR/

Vendredi, soit le 25 mai, le tribunal correctionnel d'Alès tiendra une première audience pour l'enregistrement de la citation à comparaître à la demande de Benjamin Mathéaud à l'attention de Max Roustan, le député-maire d'Alès. Une histoire qui remonte à la séance du conseil municipal daté du 13 février 2012. Alors que le conseiller municipal d'Alès (PS) prenait la parole et pointait du doigt un changement concernant le projet de plan local d’urbanisme (PLU), le Premier magistrat de la Capitale des Cévennes s'était laissé aller à une joute verbale politiquement incorrecte : "Mais il déconne à plein tubes là. Il faut le soigner, il est malade, il faut le piquer là !  Vite, vite !"

Des propos qui sont passés en travers de la gorge de Benjamin Mathéaud. À tel point que le conseiller municipal a décidé en début de semaine de déposer une citation à comparaître au Tribunal de grande instance d'Alès pour "injure publique envers une personne chargée d'un mandat publique." Pourquoi maintenant ? "Pour deux raisons. J'ai souhaité laisser passer les élections présidentielles pour qu'il n'y ait pas d'amalgame avec la campagne. Et puis,  la deuxième raison, c'est parce que j'ai demandé à Max Roustan de me présenter des excuses publics, demande qui a été renouvelée par les parlementaires socialistes." Mais une demande restée sans réponse jusqu'à aujourd'hui. C'est ainsi, que Benjamin Mathéaud s'est tourné vers la justice. "Ça ne me fait pas plaisir, je n'éprouve d'ailleurs aucun sentiment d'animosité envers Monsieur Roustan. Mais nous devons mettre un coup d'arrêt à ces dérapages verbaux. Un élu, maire et député, doit faire attention à son langage, il a un devoir d'exemplarité, comme ses conseillers d'ailleurs. Et je ne suis pas le seul à le penser au sein du Conseil municipal. Imaginez, si tout le monde se met à parler comme ça..."

Du côté du camp Roustan, représenté par Christophe Rivenq, l'affaire semble presque faire sourire : "Ce sont des phrases sorties de son contexte, cela n'a rien d'extraordinaire. Il faut savoir raison garder, c'était une joute verbale au sein d'un Conseil municipal qui aura duré près de quatre heures, alors encombrer un tribunal pour ça, je trouve que c'est déplacé." Pour le directeur de cabinet de Max Roustan, il s'agirait même d'une opération de communication. "Monsieur Mathéaud est très certainement déçu de ne pas avoir été investi pour les Législatives et cherche à faire parler de lui à tout prix. Mais honnêtement, je ne pense pas que cela le grandisse, bien au contraire, mais qu'il continue..."

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