LÉGISLATIVES : Alliance Anticorrida pointe du doigt les candidats aficionados

Si Alliance Anticorrida n’entend donner aucune consigne de vote, elle se doit de fournir toutes les informations nécessaires à ses 24 000 abonnés, ainsi qu’aux organisations partenaires.” Une démarche qui s’inscrit dans la continuité du travail accompli en vue de l’élection présidentielle, qui vise à faire connaître la position des candidats à la députation, en particulier de ceux qui se présentent en terres de corrida, dans deux listes différentes à paraître très prochainement, les Anti et Pro corrida. “Il appartiendra ensuite à chaque citoyen de se déterminer, en toute connaissance de cause” peut-on lire dans un communiqué envoyé par Alliance Anticorrida, dont Claire Starozinski se fait la porte-parole.
Et des noms commencent à circuler : Philippe Berta, Jacques Bourbousson, Yvan Lachaud, Silvain Pastor, Franck Proust, Françoise Dumas, Gilbert Collard etc. Des personnalités politiques gardoises qui s’opposent par “leur passion morbide“, aux “courageux tenants du respect de la vie” dont Jean-Marc Roubaud, Denise Ponge, Edouard Chaulet, Carole Jourdan, Jean-Michel Albanèse, Jeremiah Guiraud et Odile Veillerette. “Max Roustan lui se déclare contre les corridas, mais les tolère dans sa ville… On l’encourage donc à les abolir puisque la corrida ne fait plus recette à Alès !
À tout seigneur tout honneur, l’association commence par le Gard où pléthore de prétendants tirent de la fierté de leur passion morbide, y voyant même un atout pour leur terre d’élection. Écartés en priorité de la liste des favoris les : Berta, Bourbousson, William et Françoise Dumas, Fayet, Guiraud, Jourdan, Lachaud, ou autres Mourrut, Pastor, Ponge, Proust, Suau, Verdier, Pastor et même Collard !

7 Réponses pour LÉGISLATIVES : Alliance Anticorrida pointe du doigt les candidats aficionados

  1. Pour la préservation de notre environnement, nous retrouvons aussi les bons et les méchants, et ils portent souvent les même noms. Pour vous en rendre compte, voici un scandale bien étouffé pour l’instant (suivez le lien).

    http://www.jaimemejannes.fr/La_Ceze_et_ses_gorges.F.htm#La_Ceze_et_ses_gorges.F

  2. Bonjour ! Monsieur PRAT est candidat PS dans le GARD. Il ne figure dans aucune des 2 listes. Est-il PRO- ou ANTI- ?
    Merci et cordialement.

  3. Il est très surprenant de trouver Silvain Pastor cloué au pilori sur cette liste noire d’élus qui seraient pro-corrida… alors qu’il est connu pour avoir lutté contre la mafia de la corrida nimoîse.
    Certes, il n’a jamais caché que sa motivation était la défense de l’intérêt général, plus que celle du taureau, mais à ma connaissance il n’a jamais pris position en faveur de la corrida.

    Cette liste noire brute de décoffrage n’est étayée par aucun argument ni explication, et je n’ai pas réussi non plus à en trouver sur le site web de l’Alliance anticorrida.
    Au contraire, on trouve sur ce même site web… un article qui mentionne le soutien de Silvain Pastor au combat de Claire Starozinski, responsable de l’Alliance anticorrida :
    http://www.allianceanticorrida.fr/Docs_atelecharger/revue_presse_portrait_07.pdf
    (voir tout à la fin du fichier en bas de la page 5, l’article de Midi-Libre du 27/01/2008)

    Au final, je me demande si sa présence dans cette liste noire n’est pas une erreur.
    Cela mériterait en tout cas de demander confirmation et explications aux auteurs de ce document.

  4. Bonjour,

    Je viens de signifier à l’Alliance le peu de sérieux de leur “enquête”. Je n’ai en effet même pas été consulté par leurs soins pour pouvoir répondre, ce qui aurait été la moindre des choses, n’est-ce pas ?

    La présidente de ladite Alliance me répond que c’est parce que j’aurais présidé des corridas sous Clary. C’est totalement faux, tout simplement ! Il y a des centaines de Pastor à Nîmes. Suis-je responsable si l’un d’entre eux, sans doute un très lointain cousin, l’a fait (et continue de le faire)…?

    Enfin, pour ma part, je n’ai JAMAIS voté de voeu favorable à la corrida, que ce soit durant mon mandat de conseiller municipal de Nîmes ou celui de conseiller régional du Languedoc-Roussillon. Il est un conseiller général parachuté sur ma circonscription et qui se dit écologiste qui, lui, votait un tel voeu, le 23 juin 2011, au Conseil général…

    Un minimum de rigueur est requis lorsqu’on diffuse des avis sur des candidats. Il est regrettable que ce ne soit pas le cas en l’espèce.

    Je profite de l’occasion pour renvoyer vers des liens me semble-t-il parlants : http://gard-eelv.fr/2009/12/02/nouvelle-plainte-de-silvain-pastor-a-propos-de-la-gestion-des-spectacles-taurins-a-nimes/ ou encore : http://gard-eelv.fr/2006/02/18/proces-casas-contre-pastor-mardi-21-2-a-14-h-les-verts-pour-une-gestion-saine-de-largent-public/

    Silvain Pastor

    Pour mé

  5. J’ajoute un lien du site de l’Alliance elle-même : http://www.allianceanticorrida.fr/Docs_atelecharger/revue_presse_portrait_07.pdf. Voir l’article de Midi Libre en bas de page, la présidente de l’”Alliance” semblant avoir oublié le soutien reçu de ma part à l’époque…

    • Claire starozinki

      Et Silvain semble oublier qu’il m’a lui même affirmé ne pas être contre les corridas qui “font partie de la tradition” car à Nimes on ne pouvait pas s’y opposer et que son combat était contre M Fournier et pas contre la corrida…

  6. L’esprit et la valeur de la corrida re­posent sur deux piliers comportant une dimension éthique. Le premier, c’est le combat du taureau, qui ne doit pas mourir sans avoir pu ex­primer, au maximum, ses facultés of­fensives ou défensives. Le second pi­lier, symé­trique, c’est l’engage­ment du torero, qui ne peut affronter son adversaire sans se mettre lui-même en danger, en offrant son corps, puis en détournant la charge par un leurre en tissu. La corri­da n’au­rait aucun sens et aucun intérêt sans cette combativité spontanée du tau­reau et sans ce risque permanent de bles­sure grave ou de mort du tore­ro. Dans la corrida ces éléments éthiques sont très étroitement liés à des éléments esthétiques d’une grande ri­chesse. Le rituel tauroma­chique est soutenu par l’éclat de toutes les formes d’expression ar­tistique, popu­laire ou savante : l’architecture des arènes, l’art très vivant des costumes de lumière, sa­vamment bro­dés et chamarrés par un artisanat traditionnel, ou la composi­tion musicale des paso-dobles tau­rins, chargés de souli­gner les mo­ments clés de la fête. On comprend que ce spec­tacle total, compa­rable à certains égards à l’opéra, ait pu inspirer tant d’ar­tistes.
    Mais s’il faut préserver la tauroma­chie comme une forme d’expression unique qui ne doit pas se perdre, c’est surtout qu’elle est en elle-même une forme d’art, qui renoue peut-être avec l’ori­gine même de l’art. On peut se référer sur ce point aux analyses de Michel Leiris et de Francis Wolff : il s’agit en effet de donner forme humaine à une matière brute, en l’occurrence la charge d’un animal qui combat. L’ac­tion du leurre dépouille l’assaut de l’animal de sa fonc­tion mortifère et de sa violence naturelle et, grâce à l’em­prise que ce leurre permet sur la charge du taureau, le tore­ro conduit celle-ci, la courbe, l’adoucit, la polit, la ralentit.

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