NÎMES : Au fil d’une Pégoulade très décousue…

Le char du croco majestueux a ouvert la Pégoulade de la 60ème Fria de la Pentecôte. Photo DR/S.Ma

La Peña de los Caballeros était sur la place de l'hôtel de ville à Nîmes pour le lancement de la Feria de Nîmes. Photo DR/S.Ma

La Feria de la Pentecôte 2012 a été lancée hier vers 19h30, sur la place de l’hôtel de ville à Nîmes où ils étaient nombreux à s’être réunis pour encourager les sept peñas qui animeront la ville jusqu’à lundi prochain. Peña de Vauvage, Los Caballeros, Autre Regard, Les Escoutailles, Paul Ricard Alès, la Peña de Meynes et celle de Gardounenque… Une fois la clé de la ville attrapée par Franck Proust, premier adjoint du maire, puis remis au petit Mathis, une partie d’entre elles ont repris en cœur Valencia, musique on ne peut plus traditionnelle des Ferias, pas évident de suivre le rythme des uns et des autres. Mais peu importe le brouhaha, d’un même pas, les peñas ont ensuite quitté la place de l’hôtel de ville pour rejoindre le boulevard Victor Hugo. La Feria est lancée, une bonne chose de faite.

Hannibal et ses éléphants ont longé le boulevard Victor Hugo sous les applaudissements des spectateurs. Photo DR/S.Ma

Un lancement qui, comme le veut la tradition, est suivi de la très célèbre Pégoulade, le long des boulevards de l’Ecusson, qui pour ses soixante ans, a rendu un bel hommage à l’animal emblématique de la Ville, le crocodile. Long de plusieurs mètres, brillant de mille feux et crachant de la fumée (l’originalité du croco nîmois ?) il n’a pas manqué d’impressionner les spectateurs qui se sont pressés contre les barrières pour l’applaudir. Suivaient Hannibal et ses éléphants. Deux premiers chars qui laissaient présager un défilé de haute qualité. Et on ne dira pas le contraire, la municipalité a tenu toutes ses promesses, elle qui voulait un défilé entre tradition et ouverture au monde avec fiesta gitane, disco, bals populaires, fêtes africaines, carnaval de Rio, fêtes en Inde, fêtes afro-caraibéenne, peña Paul Ricard… De la couleur, des rires, des chants, des danses, la Pégoulade de la Feria 2012 a accompli une mission : une entrée en beauté dans les cinq jours de fête. Une mention spéciale à Gambettuda, la fanfare du Périscope qui a mis une ambiance folle sur le boulevard Victor Hugo avec sa batucada.

Oui mais voilà, à tout événement sa critique (tout ne peut pas être parfait). Il faut dire que la Pégoulade (qui autrefois signifiait la pagaille) a pour le coup, bien porté son nom et ce malgré une organisation ne laissait envisager que le meilleur avec un programme bien ficelé en deux actes : Le premier, le Crocodile en tête bien sûr, Hannibal et ses éléphants, la fête de Saint Jean, la fête des Vendanges avec les Consuls de Nîmes, Mireille, Nimeño II et Chomel, Carmen. Et puis le deuxième acte :  Les Fanfares, la fiesta gitana, Disco, les bals populaires du 14 juillet, les fêtes africaines, le Carnaval de Rio, les fêtes en Inde, les fêtes afro-caribéennes, la Peña Ricard (on regrette d’ailleurs que les autres peñas ne se soient pas joints à la fête) et le char de la fête avec le DJ Corti. Tout était orchestré comme du papier à musique, enfin ça c’était sur le papier, parce qu’en réalité, on avait du mal à s’y retrouver. Certains groupes empiétaient sur les autres ou bien au contraire, laissaient un tel espace entre eux que les spectateurs pensaient que c’était fini.

Quant à savoir si cette Pégoulade était vraiment représentative de Nîmes…

 En images…

 

 

3 Réponses pour NÎMES : Au fil d’une Pégoulade très décousue…

  1. vive la feria ole ole !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!

  2. Une féria de Nîmes qui restera dans les annales d’une grande année festive….

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