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LE PORTRAIT DU DIMANCHE : Aimé Pellier, « L’agriculture, l’héritage d’une passion »

Aimé Pellier, le propriétaire de "la Ferme du Bel Aimé" à Bagnols-sur-Cèze, s'est offert hier, samedi 9 juin, un petit tour de l'Ecusson de Nîmes suivi d'un millier de moutons. L'événement de la troisième édition des Journées Méditerranéennes des Saveurs qui se déroulent ce week-end dans la capitale gardoise.

Aimé Pellier et son fils Guillaume ont fait le tour de l'Ecusson de Nîmes suivis de 1 000 moutons. Photo DR/S.Ma

Vêtu de son habit traditionnel, l'éleveur de moutons, brebis, chèvres, vaches, ânes, cochons, canards etc, a donc parcouru, aux côtés de son fils, Guillaume 24 ans, éleveurs de 250 brebis de race Morai et d'une poignée d'élus de la Ville, les quelques kilomètres qui entourent le cœur de ville poussé par ses bêtes. Car c'est au pas de course que s'est faite la balade. Il aura fallu une vingtaine de minutes à peine pour faire le tour de Nîmes. Juste le temps en fait de laisser des traces plus ou moins agréables au nez sur le passage, mais là c'est la citadine qui écrit. Voilà une façon bien originale et visiblement très appréciée du public pour faire connaître son métier. Un métier qui, c'est un secret de polichinelle, se perd.

Aimé, lui, a toujours connu le monde agricole. Il faut dire que chez les Pellier, la passion pour l'agriculture est un héritage qui se transmet de génération en génération. "Mon arrière-arrière grand-père a commencé avec un élevage de moutons et de chèvres. Et puis, au fil des années, on a diversifié l'exploitation. L'agriculture, c'est une passion et ce ne sont pas que des mots. Il faut être fou pour travailler tous les jours, ne dormir que quelques heures par nuit parfois. Mais une fois qu'on est tombé dedans, on ne peut plus en sortir" lance-t-il.

Il faut aussi apprendre à encaisser les coups durs. Et pour ça, Aimé est devenu un maître en la matière. "J'ai perdu deux troupeaux. La première fois, c'était en juin 1992, on a dû tuer 600 brebis et chèvres à cause de la Brucellose (une maladie bactérienne transmise par les animaux, Ndlr). La deuxième fois, en 2002, suite aux inondations. J'avais perdu des ânes, 400 brebis et chèvres, plus bien entendu, les véhicules et tout le matériel dédié à l'exploitation." À chaque fois, le Bagnolais aujourd'hui âgé de 47 ans, a remonté la pente.

Difficile aussi pour soi-même parce que ça demande beaucoup d'investissement personnel, au point de sacrifier sa vie de famille. Et les larmes aux yeux d'Aimé, celui qui généralement à la boutade facile, en disent long sur son vécu. Mais il peut être fier, car malgré les difficultés de ce métier, Guillaume, son fils, n'a pas hésité à reprendre le flambeau donnant ainsi une suite à la tradition familiale.

Entre agriculture et événementiel

Vous ne le savez sûrement pas, mais les animaux d'Aimé Pellier sont des stars de la télévision française. Certains ont notamment fait quelques apparitions, très remarquées par ailleurs, dans l'émission de télé-réalité présentée par Christophe Dechavanne et Patrice Carmouze puis par Benjamin Castaldi et Jean-Pierre Foucault, entre 2004 et 2010, La Ferme Célébrité. D'autres ont tourné dans des spots publicitaires comme un de ses ânes pour la marque Soupline. Il paraîtrait même que l'une des vaches teintes en violet pour les besoins de la publicité Milka, serait à Aimé Pellier. "Dans ce métier, on est obligé de se diversifier pour s'en sortir" se justifie l'éleveur.

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