LEGISLATIVES Plus que le changement, Françoise Dumas portera “l’espoir” sur la 1ère circonscription.
Sur la première circonscription du Gard, avec près de 3 800 voix d’avance et un score de 41,89 % , la socialiste Françoise Dumas s’est imposé sur le député sortant UMP/Nouveau centre, Yvan Lachaud, qui n’a mobilisé que 34,26 % de l’électorat. Julien Sanchez qui portait les espoirs du Front national est arrivé en 3 e position avec 11 781 suffrages, soit 23,85 %. Accueillie par plusieurs dizaines de militants à sa permanence du boulevard Jean-Jaurès, celle qui s’était inclinée devant ce même Yvan Lachaud lors des législatives de 2007, a salué l’engagement de tous ceux et celles qui l’ont accompagnée vers cette victoire. Autant de maillons d’une longue chaîne qui ont dû redoubler d’efforts entre les deux tours pour éloigner la menace de la réélection d’un député qui, entre les deux tours, ne s’est pas privé de caresser l’électorat Front national dans le sens du poil.
“Plus que le changement, nous portons l’espoir et nous ferons en sorte de ne pas vous décevoir”, a affirmé Françoise Dumas qui faisait tandem avec Juan-Antoine Martinez, conseiller général de Beaucaire et maire de Bellegarde : “Après l’euphorie de la victoire, nous avons obligation de réussir et nous réussirons”. Ivre de bonheur, Françoise Dumas, vice-présidente du conseil régional Languedoc-Roussillon, a réservé une pensée à Georgina Dufoix qui fut la seule femme députée du Gard, ainsi qu’à tous ceux qui lui ont inspiré son engagement politique : Georges Frêche, Damien Alary, Christian Bourquin ou, encore, l’ancien député-maire de Nîmes, Alain Clary. Elle s’est faite plus grave pour évoquer la défaite de Katy Guyot, dont la seule évocation a été salué par une salve d’applaudissements. “Cette femme s’est battue contre la France entière, en restant droite dans ses bottes, fidèle à ses convictions. C’est elle qui a mené le plus beau combat de notre département, c’est elle qui ne méritait pas de perdre”. Commentant sa défaite, Yvan Lachaud s’est déclaré “déçu” : “C’est un moment difficile, mais je suis fier de ce que nous avons fait. J’ai été pris en étau entre le Parti socialiste et un Front national très haut, qui résiste de façon inouïe. J’accepte cette défaite avec beaucoup d’humilité, il y aura d’autre rendez-vous”. A commencer par les élections municipales de 2014 à Nîmes qui risquent néanmoins de ne pas être une promenade de santé pour l’UMP qui a vu en cette soirée du 17 juin, deux de ses leaders aller au tapis.






