EXPULSION : Akhmeb K. libéré après un séjour en centre de rétention administrative

Après une journée au centre de rétention administrative de Nîmes, Akhmed K. soutenu par Resf30, a été libéré ce mardi. Photo DR/

Arrêté hier après-midi alors qu’il répondait à une convocation de la Préfecture, accompagné de son épouse Milana et de son fils, Yassin âgé de 3 mois (né à Nîmes), Akhmed K. a été enfermé au centre de rétention administrative de Nîmes. Il était alors prévu de l’expulsé. Apprenant la nouvelle, le Réseau Éducation Sans Frontières du Gard ont immédiatement dénoncé cette expulsion qui “provoquera le démantèlement d’une famille.”

Une famille qui a fui la Tchétchénie pour rejoindre la Pologne avant d’arriver en France, à Nîmes plus précisément en janvier 2012. Akhmed et son épouse étaient demandeurs d’asile sous l’ancien régime “Dublin II.” Ils logeaient à l’hôtel Acotel, les frais étant pris en charge par le Conseil Général du Gard. Le Réseau demandait alors la libération d’Akhmed K. “Nous avons demandé aux militants d’écrire au Préfet, au ministère de l’Intérieur ainsi qu’au cinq nouveaux députés de la majorité d’agir en ce sens” explique Yves Carel, un militants de Resf30.

Ont-ils eu ou non une influence sur la décision de l’État ? Toujours est-il que ce mardi 19 juin, Akhmed K. a été libéré sur décision administrative. Il a ainsi pu retrouver son épouse qui lors de l’arrestation avait été victime d’un malaise et son fils de 3 mois. “Nous ne savons pas si nous une quelconque part de responsabilité dans cette décision, mais nous sommes satisfaits, d’autant qu’il y a deux mois, un homme qui se trouvait dans le même cas de figure qu’Akhmed a été reconduit en Pologne, laissant derrière lui, femme et enfants” se désole Yves.

 

 

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