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NÎMES : Une commémoration et deux jours de manifestation autour d’un Exode

commémoration consacrée aux 50 ans de l’Exode des Français et Harkis d'Algérie - Photo © objectifgard.com / MA

Un peu plus de trois mois après un colloque consacré au FLN qui a provoqué la polémique avant, pendant et après son organisation, la municipalité de Nîmes, Jean-Paul Fournier en tête, a tenu a organiser et soutenir la commémoration du 50e anniversaire de l’Exode 1962-2012 des Français et des Harkis d’Algérie, ce matin, au Monument aux morts des deux Guerres (square du 11 novembre).

commémoration consacrée aux 50 ans de l’Exode des Français et Harkis (square du 11 novembre, à Nîmes) - Photo © objectifgard.com / MA

Pour déposer des gerbes de fleurs, entourés de représentants de ces communautés et acteurs de cette période, des élus de la ville : le sénateur-maire,  Jean-Paul Fournier, son adjoint Richard Tibérino, Marie-France Juanico, conseillère municipale déléguée aux jumelages et aux relations avec les rapatriés et Thierry Procida, conseiller municipal (NC) délégué à Courbessac.

Après la clôture de la cérémonie au son de la Marseillaise, il s’est agi de lancer les deux jours de manifestation organisée autour du devoir de mémoire de cette période historique, faite d’expositions de photos et de peintures, de moments d’échanges, de projection de films, concerts… (Voir le programme)

Sur une estrade, installée sur l’Esplanade Charles de Gaulle, Jean-Paul Fournier a remis la médaille de la ville à une douzaine de présidents d’associations œuvrant notamment autour de ce travail de mémoire tout au long de l’année. Robert Aguila (président de l’Amicale des Oraniens du Gard), Mathieu Arrag (président de l’association de coordination du mouvement Harki du Gard et Suzanne Van Der Putte (présidente de l’association Cercle de Généalogie notamment ont été appelés notamment.

A noter que les évènements liés de près ou de loin à la Guerre d’Algérie cristallisent encore aujourd’hui de vives émotions. Au cours du discours du maire, lorsqu’est évoqué le terme « supplétifs » de l’armée française, de soudaines réactions s’élèvent, invoquant de prononcer plus volontiers « Harkis ». De même, lorsque J-P Fournier évoque « la part d’ombre de la présidence du Général de Gaulle », des huées (posthumes) sont lancées à l’égard de l’homme politique « responsable de cet Exode » pour une majeure partie du public présent ce matin à Nîmes. L’édile conclut comme pour tenter de terminer sur une note positive : « Je souhaite que cette manifestation puisse soigner les plaies encore ouvertes… » de cet épisode.

Un septuagénaire, qui réside aujourd’hui à la Grande-Motte (Hérault) avait fait le déplacement spécialement pour l’occasion. C’était important pour lui de se rendre à cette commémoration : « On manifeste notre solidarité. Beaucoup de Harkis sont là, des personnalités, des écrivains sont venus, comme José Castano qui tiendra une conférence cet après-midi, à 15h00 [à l’Atria : « Il y a 50 ans… L’Exode »] ».

Jean-Paul donne son sentiment sur ce difficile épisode : « Quand j’ai quitté Alger, j’avais 20 ans. On a refait notre vie ici comme on le pouvait les uns et les autres. Mais cela fait 50 ans. Beaucoup ne sont plus là. Chez les plus anciens, cela a été parfois plus dur. Ma grand-mère est morte trois ans après l’exode ».

Une cérémonie interreligieuse (avec dépôt de gerbes) se tiendra ce dimanche, dès 10h00, au Sanctuaire de Santa Cruz, à Nîmes.

Mickaël Attiach
mickael.attiach@objectifgard.com

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