• Home »
  • A la une »
  • NÎMES MÉTROPOLE : Une ligne de Tram Bus déjà prolongée, et un Tramway à 255 millions d’euros

NÎMES MÉTROPOLE : Une ligne de Tram Bus déjà prolongée, et un Tramway à 255 millions d’euros

Réunion du Conseil Communautaire de Nîmes Métropole - 9 juillet 2012 - Photo © objectifgard.com / MA

Ce lundi 9 juillet 2012, un conseil communautaire de Nîmes Métropole s’est tenu dès 18h00, pour le vote de 82 délibérations. Peu de surprises, mais quelques réactions de la part du public présent, apparemment hostile aux décisions prises par la majorité du président de l’agglo et sénateur-maire de Nîmes, Jean-Paul Fournier, sur plusieurs points. Le dossier important dont la délibération était attendue : celui qui concernait le transport collectif en site propre (TCSP) qui a vu son axe Nord-Sud prolongé. Ce dernier qui doit être inauguré à la fin septembre 2012 pourrait, après deux ans de travaux (2014 à 2016), être rallongé d’1,8 km, et rejoindre la route d’Uzès (où serait réalisé un parc relais d’environ 150 places), Un tracé qui s’allongerait à partir du Boulevard Gambetta, et qui passerait par la rue Vincent Faïta. Il offrirait la possibilité de faire, par alternance, soit le « tour de l’écusson », soit desservir le quartier « Hoche Sernam » (avec un projet d’interconnexion au niveau de la future Halte Ferroviaire de la ligne Alès / Nîmes). Cette double extension réclame l’octroi d’une enveloppe globale de 31 millions d’euros. La délibération défendue par le rapporteur Vivian Mayor est finalement adoptée, au milieu de quelques réactions d’opposants dans le public. Durant l’intervention de M. Mayor, lorsque les termes « concertations » et « réunions publiques »sont prononcés, quelques réprobations se font entendre.

Vivian Mayor, délégué au transport collectif en site propre de Nîmes Métropole - Photo © objectifgard.com / MA

Après l’axe Nord-Sud, le projet concernant l’axe Est-Ouest est mis à délibération. Et même si ce dossier déjà discuté en commission ne sera finalement qu’une formalité, il faut noter tout de même  cinq abstentions. Il faut dire que pour ce projet ambitieux de ligne T2 par un tramway sur fer, qui relierait la SMAC au CHU, sur une section de 10 km, et qui relierait (pour sa deuxième section) le CHU à Saint-Cézaire sur 2 km, le montant du chèque est aussi mirifique que l’horizon de la fin des travaux : 255 millions d’euros hors taxes. Seuls 78 millions d’euros feraient l’objet d’un financement par subventions (Grenelle de l’Environnement, Conseil général, Région, FEDER). 70 % du budget resterait à la charge de l’agglo sous forme d’autofinancement ou à l’aide d’emprunt. Pour ce deuxième projet de TCSP, dont les travaux sont prévus entre 2017 et 2019, le contexte économique difficile ne favorise pas une adhésion des quelques habitants présents dans la salle. Notons que le montant général de la dette se rapproche des 1,5 millions d’euros.

(au centre) Jean-Paul-Fournier (président de Nîmes Métropole), réunion de conseil communautaire (9 juillet 2012) - Photo © objectifgard.com / MA

Malgré tout, un dossier cher à Jean-Paul Fournier semble avoir emporté l’adhésion d’une élue socialiste, le « projet Urbain de la gare TGV Nîmes-Manduel ». La vice-présidente de Nîmes Métropole et maire de Manduel voit certainement d’un bon œil l’émergence de cette « gare en site propre » sur son territoire : celle-ci s’est réjouie « d’un dépassement des clivages politiques », sur cette question, lance-t-elle.

—–

Au chapitre « Eau et Assainissement », la délibération n°40 a engendré plus de réticences, lors de ce dernier conseil communautaire, avec huit voix contre et six abstentions. Malgré l’adoption finale, le Schéma Directeur d’Alimentation en Eau Potable de Nîmes Métropole, adopté en 2008 n’a toujours pas adopté l’adhésion générale, notamment dans le secteur de la Vaunage. Certains évoquent « une installation de confort » qui ne serait pas prioritaire. Un coût de 527,3 M€ H.T. établi sur 20 ans que certains jugeraient comme étant le résultat d’une décision « trop hâtive » et prise « unilatéralement ». Il est par ailleurs question : de « l’amélioration du rendement du réseau », notamment par la réduction de la pression de l’eau dans les réseaux, ou l’amélioration du suivi quotidien de l’état général« par la pose de débitmètre et / ou manomètres supplémentaires sur les canalisations ».

Mickaël Attiach
mickael.attiach@objectifgard.com

Partager