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GAZ DE SCHISTE Les neuf maires reçus en préfecture du Gard largement soutenus

Ce mardi 13 septembre, les neuf maires convoqués en préfecture du Gard étaient largement soutenus par les militants des collectifs Stop au gaz de schiste Gard et Ardèche. Photo DR/S.Ma

Invités à la préfecture du Gard dans le cadre d’une réunion d’information sur le dossier de déclaration d’ouverture de travaux sur ce Permis du « Bassin d’Alès », les neuf maires concernés (Barjac, Potelières, Rivières, Rochegude, Saint-Brès, Saint-Denis, Saint-Jean-de-Maruéjols et Avéjan, Saint-Victor-de-Malcap et Tharaux) ne sont pas venus seuls. Les militants des Collectifs Stop aux gaz et aux huiles de schistes du Gard et de l’Ardèche ont tenu à leur afficher leur soutien dans cette lutte contre l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste. “Je suis très impressionné et très ému de ce mouvement de solidarité, précise le maire de Rochegude, Pierre Chante. Lors de cette réunion, nous allons réaffirmer notre opposition concernant l’exploration et l’exploitation du gaz de schiste sur nos terres. Cela représenterait un trop grand risque pour l’eau potable qui est bien plus précieuse que le pétrole. Il est temps que la France choisisse la voie de la croissance verte.

Elus et militants ne veulent pas de ce Permis du "Bassin d'Alès" qui s'étend sur le département du Gard et de l'Ardèche. Photo DR/S.Ma

Élus et militants en action

Dans ce dossier qui a réuni le préfet, Hugues Bousiges, le sous-préfet d’Alès, Christophe Marx, les neuf maires concernés par le Permis  du “Bassin d’Alès” ainsi que des représentants de Mouvoil SA (société détentrice du permis), figure les trajets prévus des camions pour la campagne de recherche sismique qui sera réalisée par la société « GEO2X SA ». Une action ou plutôt une première étape redoutée par les militants anti-gaz de schiste, qui fera l’objet d’une mobilisation de la part des maires : “Nous pourrons par exemple prendre des arrêtés pour risque de troubles à l’ordre public pour ne pas que ces camions viennent” glisse Pierre Chante. Du côté des collectifs, il est aussi prévu de “les bloquer de manière pacifiste en respectant les hommes et le matériel.” Bref, ils ne se laisseront pas faire.

Le discours du président de la République a-t-il rassuré ?

Vendredi dernier, à l’occasion de l’ouverture de la Conférence environnementale, le président de la République, François Hollande, a tenu un discours qui se voulait rassurant sur le thème du gaz de schiste : “En l’état actuel de nos connaissances, personne ne peut affirmer que l’exploitation des gaz et huiles de schiste par fracturation hydraulique, seule technique aujourd’hui connue, est exempte de risques lourds pour la santé et l’environnement », a-t-il expliqué avant de demander à la ministre de l’Écologie, de « prononcer sans attendre le rejet des sept demandes de permis (Brignole, Lyon-Annecy, Beaumont de Lomagne, Cahors, Valence, Montfalcon, extension Montélimar, NDLR) déposés auprès de l’État.» Est-ce suffisant ?

Non, selon le collectif Stop au gaz de schiste : “Le président de la République s’est prononcé contre l’utilisation de la fracture hydraulique pour l’exploitation des gaz et huiles de schiste. Il n’y a rien de nouveau dans cette déclaration. En effet, la loi du 13 juillet 2011 interdit déjà cette fracturation. Mais, cette loi ne définit pas juridiquement cette technique en tant que procédé industriel et, surtout, elle n’interdit nullement l’exploration et l’exploitation des gaz et huiles de schiste. Le président de la République ne clôt pas définitivement le dossier comme beaucoup le pensent.

S.Ma

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