ELECTIONS Les députés Ciotti et Estrosi derrière Fillon pour “réinventer l’UMP et redresser le pays”
“Le 18 novembre prochain doit être une démonstration de force. Ce jour-là, l’espoir doit changer de camp. Mon seul adversaire, c’est le déclin de la France; mon seul objectif, c’est de rassembler et engager le combat du redressement national”. Se faisant l’interprète de François Fillon, contraint par un “pépin de santé” (calculs rénaux) à interrompre durant 48 heures sa campagne électorale et annuler son déplacement ce vendredi soir en Avignon puis à Nîmes, c’est en ces termes qu’Eric Ciotti, député UMP et président du conseil général des Alpes-Maritimes, a conclu la lecture appliquée du message rédigé par l’ancien Premier ministre, à destination des dizaines de militants réunis hier soir au théâtre Guy Ligier à Nîmes. Comptant parmi la garde rapprochée de François Fillon qu’il a rejoint comme 180 autres parlementaires UMP, Eric Ciotti a animé cette soirée électorale aux côtés de cet autre grognard du gaullisme qu’est Christian Estrosi, député-maire de Nice et ancien ministre (Industrie, Outre-Mer, Aménagement du territoire), rallié à François Fillon après avoir renoncé à briguer la présidence du parti créé par Jacques Chirac pour élargir l’audience du RPR.
Accueillis par Jean-Paul Fournier, sénateur-maire de Nîmes, qui a appelé les quelque 3 000 militants de la fédération gardoise de l’UMP à se rassembler comme un seul homme derrière celui qui sera élu le 18 novembre au soir – “on aura un chef et il faudra le suivre sans états d’âme, au risque de nous désagréger”- Eric Ciotti et Christian Estrosi ont parlé d’une même voix lorsqu’il s’est agi de louer les mille et une vertus de l’ex Premier ministre. Une stature d’homme d’Etat qui ambitionne de “réinventer l’UMP et d’en faire un parti crédible, digne, moderne, capable de fédérer les Français et de mobiliser les électeurs, du centre au Front national”. “Fillon est le meilleur parmi les bons que compte l’UMP. Il est courageux et déterminé. Il est populaire et inspire la confiance, il peut nous redonner le sens de la résistance, puis de la reconquête et de la victoire. Avec lui, les notions d’autorité et de respect retrouveront une signification”, a commenté Eric Ciotti. Et d’illustrer son propos des expériences partagées aux côtés de l’ancien chef du gouvernement : “C’est grâce à François Fillon, seul Premier ministre de la Ve République a avoir accompagné tout le mandat d’un Chef de l’Etat, qu’ont pu être votées les deux lois que j’ai initiées : l’une contre l’absentéisme scolaire avec suspension des prestations familiales en cas de multi-récidive (NDLR : cette loi a, depuis, été abrogée par le gouvernement Ayrault) et l’autre portant sur la création d’un service citoyen avec encadrement de type militaire pour les mineurs délinquants”. Fillon n’était pas là pour rappeler qu’il était allé chercher Ciotti à la droite de la droite de l’UMP, mais tout un chacun l’avait compris.
En filigrane à ce témoignage qui a fait son petit effet a l’applaudimètre (les huées, elles, ont été réservées à l’inconsistance et au laxisme de Chistiane Taubira, ainsi qu’à cette religion qui s’assoit allégrement sur les principes de la République), les deux lieutenants de François Fillon ont brocardé “la politique de François Hollande qui met le pays dans une situation terrible”. “Les Français se sont laissés abuser, la réalité leur explose désormais à la figure. Hollande et le gouvernement Ayrault ont distribué les sucres d’orge (hausse du SMIC, augmentation de l’allocation de rentrée scolaire, allongement des vacances de Toussaint…) et puis ils ont présenté l’addition : 30 milliards d’euros d’impôts supplémentaires. C’est à l’image du sapeur Camembert qui creusait les trous pour mieux les reboucher”. Une situation suffisamment préoccupante aux yeux des missi-dominici de Fillon pour que les militants de l’UMP prennent conscience de l’enjeu de l’élection à la présidence de l’UMP et de la responsabilité majeure qui leur incombe : “Elle concerne notre famille politique mais aussi notre pays”.


10 novembre 2012 - 8 h 23 min
Bien des critiques faciles et les propositions, elles sont où, hein, où ?? De toute façon de la droite ou de l’extrême on a rien à attendre alors basta.