LE PORTRAIT DU DIMANCHE : L’art de la généalogie

Magdeleine Mazert, Présidente du Cercle de généalogie en Uzège et Gard

« Connais-toi toi-même ». C’est Socrate qui le dit. Ce proverbe, vieux comme le monde (un peu moins quand même), c’est l’essence même de la généalogie. Savoir d’où l’on vient, qui sont nos ancêtres, ce qu’ils faisaient, comment ils vivaient… Voilà ce qu’offre la généalogie. En se promenant dans les allées du Salon de la Généalogie qui a ouvert ses portes, hier, à la salle d’exposition des Costières à Nîmes et qui se termine ce soir à 18 heures (entrée libre), on comprend que la généalogie est un art. Ce n’est pas seulement une longue liste de noms et de dates à cumuler sur un arbre aux branches éparses. C’est bien plus que ça comme l’explique Magdeleine Mazert, la présidente du Cercle de Généalogie en Uzège et Gard*  basé à Saint-Quentin-la-Poterie : « Quand vous ouvrez la porte de la généalogie, vous ouvrez aussi celles de la géographie, de l’histoire, de la psychologie et de la sociologie. On s’intéresse aussi aux métiers d’antan, à la linguistique dans certains cas. Même si le nom de généalogie est un peu rébarbatif, c’est merveilleux ».

Un peu plus loin, Isabelle Rottier, la présidente du Fil d’Ariane* explique aux visiteurs ce qu’elle propose : « Nous, on est exclusivement sur Internet. On a un réseau de 2 000 bénévoles qui se déplacent pour vous, pour faire les recherches sur vos aïeuls. On trouve aussi bien les actes notariés que les archives départementales ou des recherches militaires. Et c’est gratuit ! » Un dernier argument qui n’est pas négligeable.

L'ingénieux Générama

Un homme, seul derrière son stand, se fait discret. Pourtant, avec son idée simple, il aurait de quoi fanfaronner. Constatant que les branches de l’arbre généalogique sont parfois un peu courtes, surtout quand on remonte loin dans le temps, ce jeune créateur a eu une idée : multiplier les branches par un procédé ingénieux. « Ça permet de gagner beaucoup de place et ça offre une meilleure lisibilité. En plus, vu que l’arbre généalogique se plie, on le transporte facilement ». Son Générama*, c’est le nom de cet arbre généalogique de 10 à 15 générations à lecture horizontale, existera peut-être encore d’ici 10 générations. C’est ce qu’on lui souhaite.

Liliane Vaschalde, psychogénéalogiste

Enfin, comment quitter le salon sans faire un arrêt à l’emplacement de Liliane Vaschalde*, une psychologue clinicienne également spécialisée dans la psychogénéalogie. Cette théorie, peu connue du grand public, voudrait que les actes, les traumatismes, les secrets (…) de nos ainés perdurent à travers le temps. Qu’un symptôme ressenti aujourd’hui soit de la faute d’un vieil oncle coquin, qui aurait pu réfléchir à deux fois avant de mal se comporter.  « Pendant mes conférences, je cite souvent le cas d’un enfant de 6 ans qui s’était pris de passion pour les armes blanches. Il en avait une cinquantaine ! Inquiète, sa mère m’a demandée pourquoi il avait développé cet amour pour les armes. En interrogeant cette femme, j’ai découvert que son mari s’était suicidé avec un rasoir. Quand elle a enfin dit la vérité sur la mort de son mari à son fils, sa passion est retombée ».  A en croire la psychologue, l’inconscient a une sacré bonne mémoire. Donc agissez bien aujourd’hui pour ne pas le faire payer à vos descendants plus tard. Allez, comme première bonne action, vous pourriez faire un détour par ce salon.

*Cercle de Généalogie en Uzège et Gard : 07 77 91 48 86 ou sur ce lien

*Le Fil d’Ariane sur ce lien

*Le Générama au 06 38 01 34 30 ou sur ce lien

*Liliane Vaschalde 06 85 64 11 80 ou sur ce lien

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

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