ALES-CEVENNES : Le centre hospitalier dévoile ses axes pour 2012-1016

Ce matin, la présidente des médecins, Marie-France Durand et le directeur du centre hospitalier, François Mourgues, ont présenté les grandes pistes de développement du CHAC pour la période 2012-1016. Parmi les grands projets : l’achat d’un IRM et la création de 75 places supplémentaires, grâce au SSR.

Aujourd’hui on est pratiquement dans l’optimum de ce que les habitants peuvent réclamer d’un hôpital de proximité“, se réjouit le directeur du centre hospitalier Alès-Cévennes, François Mourgues, qui a présenté ce matin les grandes trajectoires qu’entend emprunter le centre jusqu’en 2016 ! Telle une entreprise, la direction et le corps médical doivent adapter leur offre à l’évolution de la population gardoise… Et de ses pathologies !

Une population de plus en plus nombreuse (21% de 2010 à 2013, contre 7,9% à l’échelle de la France), et de plus en plus vieillissante (sur la même période la proportion de personnes âgées augmentera de 53%). La situation socioéconomique n’est pas écartée par l’équipe médiale : “notre région du Languedoc-Roussillon est la deuxième région française en terme de bénéficiaires de la CMU (10,8% contre 6,8% en France)“.

La situation établie, place au constat de la fréquentation. Le CHAC possède une attractivité de 180.000 habitants, étalés sur 3 départements (Gard, Lozère, Ardéche) et “un taux de fuite de 34%“, principalement en direction du CHU de Nîmes et de Montpellier. Il faut donc “gagner des parts de marché“, en répondant à la demande de la population. A savoir que dans le secteur public, la concurrence ne semble pas avoir lieu d’être : “nous travaillons en coopération avec les autres hôpitaux et leur personnel“, explique le directeur. D’ailleurs, avant l’élaboration du projet d’établissement, les trois hôpitaux du Gard (Nîmes, Bagnols, Alès) élaborent ensemble “un projet médical“.

Achat d’un IRM à 700.000 euros 

Parmi les grands investissements, la création d’un SSR (service de soins et de réadaptation), avalisé en 2010 par l’ARS (Agence Régionale de Santé) qui doit être installé à la rentrée prochaine. De nouvelles activités seront proposées : SRR cardiologique, et le recrutement d’un praticien supplémentaire pour le service d’ophtalmologie. Des activités seront consolidées : la chimiothérapie et les chirurgies du cancer. “Concrètement, nous pourrons opérer chaque années 200 à 300 cataractes. Avant les personnes étaient obligées d’aller à Nîmes pour se faire opérer“, assure le directeur.  ”Un axe de soin prioritaire est aussi définit concernant l’éducation thérapeutique au diabète et la prévention contre l’obésité“, rajoute Marie-France Durand.

Grande star du développement, l’achat d’un IRM (imagerie par résonance magnétique). Avec un coût de 700.000 euros, le nouveau outil technologique, installé la première quinzaine d’avril, sera ouvert aux praticiens publics comme aux privés. L’une des ambitions du centre hospitalier étant de développer ses liens avec le secteur privé pour accroitre la satisfaction des patients, mieux soignés, mais aussi faire tourner la boutique !  ”Un praticien privé reversera une partie de ce qui gagne pour l’utilisation“, explique Fabien Chanabas, coordinateur du projet médical avec le président de la CME. Avant de rajouter : “il faut dégager des marges, des recettes qui nous permettront de réinvestir“. L’hôpital Alès-Cévennes, une affaire qui roule… “Pour le bien des patients” !

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>