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NÎMES Le collectif de l’aide et du maintien à domicile appelle à la mobilisation

Les représentantes CGT de diverses associations gardoises dédiées au secteur de l'aide et du maintien à domicile viennent de récréer un collectif pour défendre la profession. Photo DR/S.Ma

Les syndicats CGT de l'aide et du maintien à domicile appellent les salariés du secteur à descendre dans la rue le 21 décembre prochain à l'occasion d'une journée d'action nationale. Et le Gard ne sera pas en reste. C'est à Nîmes qu'aura lieu le rendez-vous, dès 10 heures sur le marché Jean-Jaurès avant une virée en ville, puis un pique-nique devant le Conseil Général à partir de midi.

Une date qui n'a pas été choisie au hasard puisque ce même jour, les employeurs des différentes associations du secteur recevront les organisations syndicales en commission paritaire. Une commission dédiée aux salaires, aux frais professionnels... Sauf que, avant même qu'elle n'ait lieu, les représentants syndicaux, qui ont reçu une circulaire de leur fédération, savent qu'aucune revalorisation du salaire n'est prévue pour 2012 et il en est de même pour la revalorisation de la valeur du point. "Depuis l'application en force -- une seule organisation syndicale signataire : la CFDT -- de la nouvelle convention collective, le 1er janvier 2012, les conditions de travail des salariés de l'aide et du maintien à domicile se dégradent considérablement, faute de moyens financiers et humains" explique le collectif. Heures supplémentaires non-rémunérées, embauche de salariés en CDD, CAE non qualifiés, manque de formations, frais kilométriques payés au lance pierre, présence d'une concurrence privée déloyale etc. La liste est longue mais il faut encore ajouter à cela une grille des salaires inchangée depuis des années. "Il faut savoir que 46% des salariés sont en dessous du SMIC. Les associations d'aide et du maintien à domicile sont devenues des machines à sous où on sait qu'il y a de l'argent -- Le projet de loi de financement de la sécurité sociale 2013 prévoit une aide de 50 millions d'euros pour l'aide et le maintien à domicile par exemple --, mais on ne sait pas où il va. En tout cas pas aux salariés." Dans ce sens, pour assurer une totale transparence des comptes des associations, le collectif demande à ce que le secteur soit "géré par le service public" soit l’État.

Des conditions de travail dégradées = une qualité de service dégradée

Les conséquences de la dégradation des conditions de travail ne touchent pas seulement les salariés, mais aussi, et c'est encore plus grave, les bénéficiaires du service d'aide. "Parce que les salariés ne sont pas assez formés ou trop surchargés, la qualité du travail n'est plus la même qu'avant. À force, le côté social disparaîtra de notre métier. D'ailleurs, si la profession existe encore, c'est grâce aux salariés et à leur implication. À l'heure où les hôpitaux sont surchargés, tout autant que les maisons de retraite, la branche de l'aide et du maintien à domicile est essentielle et représente un véritable secteur économique. Si crise il y a, ce ne sont pas aux usagers et aux salariés à payer les pots cassés, le Gouvernement doit prendre ses responsabilités, au même titre que les hommes politiques locaux, d'ailleurs."

Le collectif a demandé à être reçu le 21 décembre prochain, par les vices-présidents du Conseil Général du Gard, Bernard Portalès et Jean-Michel Suau, ainsi que par le préfet du Gard, Hugues Bousiges, pour exprimer ses revendications.

S.Ma

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