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RETRO 2012 Octobre, quatre maires parlaient de chasser les prostituées de leurs terres

La fin de l’année offre généralement l’occasion de prendre de bonnes résolutions pour les douze mois à venir… mais aussi de dresser le bilan de l’année écoulée. Objectif Gard ne faillira pas à cette tradition, en proposant à compter de ce jour et jusqu’à la Saint-Sylvestre, une rétrospective des grands évènements ayant  jalonné l’an 2012. Et ce dans tous les domaines (culture, loisirs, économie, politique, sports…) ayant rythmé un quotidien fait de joies et de peines, de surprises et de désillusions, de bonnes et de mauvaises nouvelles. Ainsi va la vie. Ainsi va l’actualité. Assoupie le lundi, capricieuse le mardi. Sage un mois, agitée le suivant.  Souriante une saison, tristounette l’autre. A chaque jour son mois dans le rétro avec, en filigrane, le souvenir d’une actualité, traitée par notre titre sans le moindre parti pris mais  toujours avec rigueur et honnêteté intellectuelle.  Cette rétrospective offrira à nos lecteurs une dernière occasion de feuilleter l’éphéméride 2012, avant de tourner la page vers une nouvelle année que nous vous souhaitons formidablement heureuse.

Faire partir les prostituées. Tel est le combat engagé par les quatre maires de ces communes traversées par la RN100 : Martine Laguerie (Estézargues), Patrick Vacaris (Rochefort-du-Gard), Francis Fabre (Domazan) et Georges Bel (Saze). Un combat qu'ils mènent malheureusement sans arme puisqu'en France la prostitution n'est pas interdite seuls le racolage et le proxénétisme sont punis par la loi.

Alors depuis quelques temps, les amazones venues principalement de l'Europe de l'Est, arpentent sans complexe cette nationale. "Et le phénomène ne fait que grandir. Elles sont maintenant une vingtaine à proposer leur service sur cette route, à proximité des habitations" a précisé Patrick Vacaris, le maire de Rochefort-du-Gard lors d'une conférence de presse. Résultat, les bords de la chaussée sont souillés et surtout le danger règne sur cette route, la faute aux automobilistes qui n'hésitent pas à faire demi-tour ou à passer la marche arrière pour aller à la rencontre de ces filles de joie.

"Nous n'en voulons pas à ces pauvres femmes, mais honnêtement, nos administrés n'en peuvent plus" souffle M. Vacaris. À Martine Laguerie, maire d'Estézargues d'agrémenter ces propos d'une anecdote peu cocasse : "Une grand-mère qui faisait du vélo sur cette route avec ses petits-enfants, est tombée sur une prostituée en plein travail avec son client. Elles ont failli se battre." Finalement, la grand-mère a porté plainte contre la prostituée en question et l'édile d'Estézargues a elle porté plainte contre x "car je ne veux pas stigmatiser les prostituées, le problème vient aussi de ceux qui les utilisent."

Une enquête en cours pour proxénétisme

D'après les maires des quatre communes, ces filles de joie seraient sous le joug de proxénètes. "Une enquête est actuellement en cours pour proxénétisme. Mais en attendant le problème est toujours là. Nos communes qui ont obtenu le label Côtes du Rhône Village seront bientôt plus connues pour le "cru péripatéticiennes" que pour nos vins du terroir. Et puis, il faut parler de la transmission de la tuberculose qui est réapparue sur nos terres, s'inquiète le maire de Rochefort-du-Gard. Nous ne pouvons plus dire à nos administrés, "on ne peut rien faire". Il faut que ça change avant qu'eux-mêmes ne décident d'intervenir car certains sont très remontés."

"Faire réfléchir les pouvoirs publics"

Quelles sont les solutions proposées par les maires ? À vrai dire, ils n'en n'ont aucune, mis à part interpeller le préfet du Gard, le député Patrice Prat ou encore le procureur de la République de Nîmes, Robert Gelli, le seul à pouvoir apporter "des réponses pénales suffisantes pour aider les gendarmes à faire leur travail, intervient Martine Laguerie. Mais au delà de notre histoire locale, nous voulons en faire un sujet national et ainsi faire réfléchir les pouvoirs publics sur ce phénomène. Le député Patrice Prat doit d'ailleurs déposer une question écrite à l'Assemblée nationale." Et Patrick Vacaris prévient : "S'il n'y a pas d'évolution d'ici trois mois, nous mettrons en place un plan d'actions. S'il faut aller au rapport de force, nous irons" menace-t-il soutenu par Georges Bel, Francis Fabre et Martine Laguerie.

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