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VIANDE CHEVALINE Vague de contrôles : Un plan d’actions national décliné à l’Abattoir d’Alès

Photo DR/S.Ma

La psychose s'est emparée des consommateurs français et même européens. Le scandale sur les produits estampillés "pur bœuf" contenant en fait du cheval ne cesse de grandir, de passer de frontière en frontière dans toute l'Europe, "jouant" souvent dans la surenchère. Avoir de la viande de cheval à la place du bœuf dans ses lasagnes, d'un point de vue sanitaire, il n'y a rien de choquant à cela, il s'agit là d'une protéine. Oui mais lorsque des traces de phenylbutazone -- anti-inflammatoire qui interdit le passage à l'abattoir de l'animal car il représente un risque pour la santé du consommateur -- aussi infimes soient-elles, sont constatées dans des lasagnes préparées avec cette même viande chevaline fournie par un distributeur français, Comigel, il y a de quoi rester perplexe.

Ainsi, une vague de contrôles a été organisée partout en France dans le cadre d'une enquête diligentée par le Gouvernement. Deux plans d'action ont été mis en place sous l'autorité des trois ministres Stéphane Le Foll, ministre de l’agriculture, de l’agroalimentaire et de la forêt, Benoît Hamon, ministre délégué chargé de l’économie sociale et solidaire et de la consommation, et Guillaume Garot, ministre délégué chargé de l’agroalimentaire. Dans un premier temps, les inspecteurs de la Direction Générale de la Consommation, de la Concurrence et de la Répression des Fraudes se sont assurés de l’effectivité du retrait des produits incriminés dans les petites, moyennes et grandes surfaces de distribution. Dans le Gard, cette opération s'est achevée hier, les résultats seront rendus au ministre dès aujourd'hui (lire notre article ici).
Contrôle sanitaire à l'Abattoir d'Alès
Photo DR/S.Ma
Le deuxième plan d'action s'est concentré sur l'axe sanitaire. Au niveau national, quelque 260 prélèvements sur des carcasses de chevaux doivent être effectués et analysés avant le 30 mars prochain, date à laquelle tous les résultats doivent être rendus aux autorités ministérielles qui décideront des démarches à suivre en conséquence.
Sur les 260 prélèvements, 58 ont été ou seront effectués en Languedoc-Roussillon et 32 dans le Gard, à l'Abattoir d'Alès dirigé par Jack Pagès plus précisément : "C'est l'abattoir qui a la plus grosse activité du Gard en terme de tonnage, soit 900 tonnes de viande chevaline sur un total de 5 300 tonnes de viande travaillée" explique Olivier Lemarignier, vétérinaire et responsable du service sécurité sanitaire (Aliments et nutrition) de la Direction départementale de la Protection des Populations (DDPP) en charge de ces contrôles.
Ainsi, alignées dans une chambre froide (entre 1 et 3°C) au moment de l'étage du ressuage, seize carcasses de cheval dont la traçabilité a été contrôlée au préalable, ont subi de la main ferme d'un agent de l’État, une petite incision au niveau de l'encolure. "Sur chaque carcasse, deux prélèvements sont effectués. L'un sera analysé pour détecter d'éventuelles traces d'antibiotiques, l'autre pour des anti-inflammatoires" précise le Directeur adjoint de la DDPP, Jean-Luc Delrieux. Les 32 prélèvements seront envoyés dès lundi à un laboratoire départemental public en Côte-d'Or qui transfèrera ses résultats directement aux autorités ministérielles.
Toujours dans le Gard, l'abattoir du Vigan et de Saint-Bauzély (volailles) ont aussi eu droit à leur contrôle sanitaire.
Stéphanie MARIN
stephanie.marin@objectifgard.com

 

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