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SONDAGE EXCLUSIF (3/4) Municipales 2014 à Nîmes : Au final, Alary battrait Fournier mais serait supplanté par Lachaud. L’écart serait toutefois très faible.

A un an, presque jour pour jour, des élections municipales de Nîmes, Objectif Gard créé l’évènement. Ainsi, depuis dimanche, nous publions les résultats du sondage exclusif (1) qui a été réalisé pour Objectif Gard par l’institut Opinionway. Le premier volet a porté sur la notoriété et l’image de neuf candidat(e)s susceptibles de conduire une liste aux prochaines municipales, ainsi que sur les premières réactions des potentiels candidat(e)s à leur côte de popularité dans la sphère publique. Hier, lundi, nous avons publié les résultats des intentions de vote du premier tour de scrutin en deux versions : listes séparées et listes d’union. Aujourd’hui, nous publions ci-dessous les intentions de vote du second tour. Des résultants, semble-t-il, très attendus dans le Landerneau politique qui bruisse de tant de rumeurs. Demain, pour conclure ce chapitre pré-électoral qui fait causer le long des zincs, le directeur d’enquête de l’institut Opinionway tirera les principales conclusions d’un sondage qui réserve, somme toute, quelques surprises, même si les écarts très faibles n’autorisent guère de conclusions hâtives. Alors que ça s’agite dans les états-majors ou chacun(e) attend que l’autre dévoile son jeu et annonce la couleur, ce premier baromètre d’opinion fournit quelques précieux enseignements sur les chances des un(e)s et des autres de survoler les débats, avant même que leur participation ne soit confirmée et la campagne électorale engagée. Des certitudes, non ! Des tendances, sûrement ! A commencer par la perspective largement répandue dans les sphères médiatiques parisiennes qui voudrait qu’au printemps prochain les bastions de droite soient imprenables et que les citadelles de gauche tombent comme châteaux de sable.

Ci-dessous les intentions de vote du second tour des municipales à Nîmes, avec deux options : Damien Alary en chef de file de la gauche (PS avec Françoise Dumas, PCF, Europe Ecologie/Les Verts, Jean-Paul Boré…) confronté à une liste d’union (UMP, UDI, Société civile) conduite par Jean-Paul Fournier (UMP) maire sortant… ou à une liste d’union (UDI, UMP, société civile) menée par son deuxième adjoint,Yvan Lachaud.

Les graphiques ci-contre inspirent deux enseignements majeurs : Avec une audience de 18 %, Julien Sanchez (FN) ne progresse pas entre les premier et second tours quels que soient ses adversaires de droite. Avec 42 % des suffrages, une liste d’union de la gauche conduite par Damien Alary battrait une liste UMP/UDI conduite par le maire sortant, Jean-Paul Fournier, mais s’inclinerait devant cette même liste d’union menée par son second adjoint Yvan Lachaud. Pour le moins étonnant, sauf à penser que, dans le cas d’une confrontation entre le sénateur-maire sortant et le président du conseil général du Gard,  les partisans de l’ancien député centriste se tourneraient plus volontiers vers leur gauche que vers leur droite. D’autant qu’avec 51 % de sympathie parmi l’électorat de droite modérée, Damien Alary ne fait guère figure d’épouvantail. Convient-il de souligner que – comme pour le premier tour – 24 % à 26 % des personnes interrogées par Opinionway  n’ont pas exprimé d’intention de vote ou ont manifesté leur intention de s’abstenir ou voter blanc ou nul, ce qui demeure significatif.

A l’examen des résultats détaillés de ce sondage, comparés au vote du premier tour des présidentielles 2012, on notera que 84 % des électeurs ayant porté majoritairement leurs suffrages sur Jean-Luc Mélenchon (PCF/Front de gauche) se porteraient sur le candidat du PS et 16 % sur celui de l’UMP/UDI. Ceux ayant plébiscité François Hollande (PS) voteraient à 75 % le PS, à 22 % l’UMP/UDI et à 3 % le FN. Ceux ayant choisi Nicolas Sarkozy (UMP/UDI) se mobiliseraient sur l’UMP/UDI à 89 %, le FN à 9 % et le PS à 2 %. Enfin, l’électorat qui avait choisi Marine Le Pen (FN) en juin dernier, ferait à nouveau confiance au candidat du Front national pour 76 %, suivi de l’UMP/UDI pour 18 % et du PS pour 6 %. Ces variations suggèrent une désaffection somme toute significative de l’électorat socialiste d’Hollande qui muterait pour près d’un quart vers l’UMP/UDI, ainsi que l’électorat de Marine Le Pen qui serait tenté pour près d’un électeur sur cinq à plutôt faire confiance à l’UMP/UDI qu’à Julien Sanchez.

Si on compare les intentions de vote des municipales 2014 aux municipales 2008, 82 % des électeurs ayant voté pour la liste de Bernard Casaurang (PS) se porteraient sur la liste de Damien Alary, 16 % sur celle de l’UMP/UDI et 2 % sur celle du FN. Du côté de la droite, 83 % de l’électorat ayant choisi la liste UMP/Nouveau centre de Jean-Paul Fournier renouvelleraient leur confiance à l’UMP/UDI, 9 % migreraient vers le FN et 8 % vers le PS.

- Le portrait-robot de l’électeur nîmois votant PS : un homme de 25 à 49 ans, cadre, profession intermédiaire et professionnel ayant fait des études supérieures, lycéen ou étudiant salarié du public à 52 % du privé à 44 %.

- Le portrait-robot de l’électeur nîmois votant UMP/UDI : une femme de 18 à 24 ans puis de 50 à 60 ans et plus, employé ou ouvrier, retraité, homme ou femme au foyer.

- Le portrait-robot de l’électeur nîmois votant Front national : un homme ou une femme invariablement de 18 ans à 60 ans et plus (sauf la tranche d’âge 35-49 ans), plutôt employé ou ouvrier.

- Le portrait-robot de l’abstentionniste nîmois : un homme âgé de 25 à 34 ans puis de 50 à 60 ans et plus, cadre ou professionnel ayant fait des études, sans préférence partisane (38 %) ou affichant plutôt des sympathies politiques vers le centre 10 %).

( 1) L’étude a été réalisée auprès d’un échantillon de 507 personnes, représentatif de la population de la commune de Nîmes, âgée de 18 ans et plus et inscrite sur les listes électorales. L’échantillon a été constitué selon la méthode des quotas, au regard des critères de sexe, d’âge, de catégorie socioprofessionnelle du chef de famille. L’échantillon a été interrogé par téléphone au domicile des personnes entre les 11 et 13 mars. Opinionway rappelle que les résultats de ce sondage doivent être lus en tenant compte des marges d’incertitude : 3 à 5 points au plus pour un échantillon de 500 répondants.

 

 

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