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URBANISME Au Mas de Teste (Nîmes), des riverains s’agacent et des propriétaires perdent patience

Les oreilles de Jean-Paul Fournier et de Jacques Perotti, ont dû siffler, avant-hier, lorsque des propriétaires du Mas de Teste, un lieu-dit situé à portée de voix du hameau de Courbessac, ont fustigé "la gestion archaïque du PAE (Plan d'aménagement d'ensemble) du Mas de Teste, ainsi que l'autisme" du sénateur-maire de Nîmes et de son adjoint à l'Urbanisme. Abandonnés dès 2010 - soit un an après la mise en place du PAE - par le Comité de quartier de Courbessac dont le président,  directeur de la Police municipale, aurait été quelque peu gêné aux entournures de contester ce dossier d'aménagement où les erreurs se disputent aux approximations, les dix-huit propriétaires du Mas de Teste se sont retournés vers les élus d'opposition du conseil municipal (Catherine Bernité-Boissard, Christian Bastid et Alain Fabre-Pujol en tête) ainsi que vers leur député Europe Ecologie, Christophe Cavard.

"Soit Jean-Paul Fournier cautionne son adjoint à l'Urbanisme, soit il reprend la main ! Mais la situation ne peut perdurer plus longtemps. Les dégâts matériels sont trop graves, les préjudices financiers trop importants, les dommages psychologiques trop nombreux. Le sénateur-maire doit recevoir sans plus de délais les propriétaires concernés et s'expliquer. Jean-Paul Fournier a été saisi à plusieurs reprises des inquiétudes des propriétaires et riverains, il répond par un silence radio. Plus de son, plus d'image", affirment les élus municipaux d'opposition, ainsi que le parlementaire qui s'est fendu le 25 janvier dernier d'une lettre restée, elle-aussi, sans réponse. Au nom du groupe PCF, Catherine Bernié-Boissard déposera une question écrite lors de la séance du conseil municipal de ce samedi 6 avril. En espérant que Jean-Paul Fournier ne la jugera pas une nouvelle fois "fantaisiste et irresponsable".

A en croire les témoignages des propriétaires, on ne compterait plus les dégradations et saccages effectués sur les propriétés lors des travaux d'aménagement : murs en pierres sèches détruits, arbres centenaires abattus, garrigue anéantie... jusqu'au creusement d'un profond bassin de rétention sur une propriété en partie privée. "Il n'y a ni  concertation, ni réflexion d'ensemble. L'environnement est malmené à tout va, la charte de la garrigue bafouée comme elle l'est au Bois des Espeisses, à Vedelin et sur les Hauts de Nîmes.  Tout semble se faire au coup par coup et les propriétaires se heurtent à des refus systématiques. La ville passe en force et se moque de nos doléances. Elle va même jusqu'à refuser de délivrer des certificats d'urbanisme à certains, c'est de la confiscation de terrains", affirment d'une même voix les propriétaires. Excédés d'être "laissés pour compte", ils ont même obtenu la solidarité de quelque 150 riverains et habitants de Courbessac, signataires d'une pétition dans laquelle ils s'élèvent contre ce projet immobilier (430 logements) "destructeur à outrance", promis, selon eux, à devenir une nouvelle ZUP, via la construction de maisons individuelles sur des parcelles de terrain de 180 mètres-carrés et l'édification d'immeubles de 11 mètres de haut.

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