UZÈS Les abeilles solitaires peuvent nicher à l’abri

Sur le parking des Cordeliers à Uzès ce mercredi 3 avril. Photo DR/S.Ma

À l’occasion de sa quatrième participation à la Semaine nationale du développement durable, la ville d’Uzès n’a pas manqué de démontrer son potentiel en terme d’actions de sensibilisation auprès du public sur la biodiversité et le respect de l’environnement.

Albert Mahé, le concepteur de l'hôtel-nichoir. Photo DR/S.Ma

Ce mercredi 3 avril, en début d’après-midi, sur le parking des Cordeliers, tout au bout du passage des marchands, une petite foule s’était amassée devant un étrange totem en bois. Le maire de la ville, Jean-Luc Chapon, en première ligne, entouré de trois de ses adjoints délégués à l’environnement et santé, à la culture et aux affaires scolaires réunis pour ne faire qu’un à l’occasion de la Semaine du développement durable. Un événement qu’ils ont voulu axer sur La biodiversité et les insectes avec un zoom particulier sur les abeilles solidaires qui contribuent à préserver la flore. Ainsi, cet étrange totem en bois n’est autre qu’un hôtel-nichoir, ingénieuse création à la fois esthétique et scientifique réalisée par Albert Mahé, responsable technique du Musée du Bonbon Haribo à la retraite, passionné de nature, membre actif du Spipoll (Suivi photographique des insectes pollinisateurs) ainsi que de Bee Ber Animations à Uzès. Intéresser le plus grand à la nidification des abeilles solitaires qui disparaissent petit à petit, intoxiquées par les produits phytosanitaires utilisés par l’homme et victimes du développement urbain, tel est le leitmotiv de l’homme qui a découvert l’univers des insectes un peu par hasard. Les espaces sauvages se réduisant d’année en année, Albert Mahé a ainsi eu l’idée de créer cet hôtel pour que les abeilles puissent y déposer leurs œufs, leur pain de nectar et de pollen, nourriture indispensable à leur développement. Le nichoir ainsi planté aux abords du parking des Cordeliers, chacun pourra observer ses abeilles solitaires qui ne sont pas agressives, contrairement à celles qui vivent en colonie, et constater les bienfaits pour le jardin et l’environnement.

L’environnement et la jeunesse

Une première abeille solitaire a visité le nichoir d'Uzès. Photo DR/S.Ma

Un concept approuvé par Bernard Pical, propriétaire du Parc floral “Les Camellias de la Prairie” à Alès, 1er parc bio français labellisé Ecocert, vice-président du Conseil national des Villes et Villages Fleuris, président national de l’interprofession horticole et de la Confédération nationale du commerce horticole français ainsi que chroniqueur sur France Bleu Gard-Lozère : “Il s’agit-là des fondamentaux pour une vie harmonieuse entre la vie végétale et animale. Et je suis ravie que la jeunesse soit associée à cette initiative. Car sensibilisés au respect de l’environnement, les jeunes grandiront avec des perspectives plus de création que de destruction de la nature.” Car hormis leur présence lors de l’inauguration de cet hôtel-nichoir, les jeunes uzétiens, de la maternelle au lycée auront droit à des cours de sensibilisation et d’installation de nichoirs pédagogiques dans leur établissement, notamment dans les maternelles du Parc et du Pas du loup, les écoles primaires Jean Macé et Pont des Charettes avec l’aide des élèves de la section SEGPA, menuiserie du collège Lou Redounet d’Uzès et de la section arts plastiques du lycée Charles Gide.

Avec ce projet, la ville d’Uzès mériterait d’avoir deux ou trois fleurs au concours national des Villes et Villages fleuris” précise Bernard Pical faisant ainsi pétiller les yeux de Marie-Françoise Valmalle, adjointe au maire déléguée à l’environnement, meneuse de jeu dans cette opération insolite et inédite. À suivre…

S.Ma

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