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ALÈS Tamaris Industries placée en liquidation judiciaire : Les salariés restent soudés

Julien Vitrani, délégué syndical Tamaris Industries CGT entouré de Bruno Rivier représentant de l’Union départementale CGT (à gauche) et Simon Gévaudan, secrétaire départemental et secrétaire confédéral CGT (à droite). Photo DR/S.Ma.

 

Ce mercredi 17 avril, le Tribunal de commerce de Nîmes a rendu sa décision : La société Tamaris Industries fondée en 1829 a été placée en liquidation judiciaire. Sans surprise, devrait-on dire. Déçus, les 70 salariés de la fonderie le sont bien entendu. Mais ils ne baissent pas les bras pour autant. Alors que le sort de la société revenue sur décision de justice dans les mains du groupe Delachaux après avoir été reprise par l'investisseur franco-américain Hugh Aiken (1), était en passe d'être scellé, les représentants syndicaux CGT ont été conviés, en fin de matinée, à une table ronde dans les locaux de la sous-préfecture d'Alès.

René Figuet, directeur du site Tamaris Industries à Alès. Photo DR/S.Ma

Une discussion de plus qui n'a pas abouti à grand chose concernant la reprise de Tamaris Industries. "Tout le monde doit activer son carnet d'adresses pour trouver un éventuel repreneur" a expliqué René Figuet, le directeur du site Tamaris Industries à Alès. Pas évident car ce repreneur devra débourser entre "4 et 5 millions d'euros" selon les chiffres du Sous-préfet d'Alès, Christophe Marx, pour refaire vivre l'entreprise. Il y a bien Rémy Sauron, ancien directeur du site, qui aurait dans ses cartons un éventuel plan de reprise mais pour l'heure, "rien ne nous a été présenté, ni à nous, ni au sous-préfet" précise Simon Gévaudan, secrétaire départemental et secrétaire confédéral CGT. Ce plan-là devrait être présenté prochainement au mandataire judiciaire, Me Frédéric Torelli. "Nous sommes dans une situation peu banale. Il convient de s'y prendre étape par étape et de voir si ce plan représente une possibilité de rentabilité. Car si l'activité doit reprendre, il faut qu'elle soit rentable sinon nous nous retrouverons au même point dans un ou deux ans. Ce plan a le mérite d'exister, il doit être affiné", ajoute René Figuet confiant tout de même "qu'il serait prématuré d'envisager une reprise avec 100% des effectifs à partir du moment où le carnet de commandes n'est pas plein. Mais on peut penser à une renaissance puis à un nouveau développement avec des embauches au fur et à mesure. S'il y a une possibilité, il faut la saisir."

Toutes les pistes sont donc exploitées pour sauvegarder ce savoir-faire qui sert même à la Défense puisque des ogives nucléaires sont construites dans les murs de la fonderie alésienne. "C'est pour cela que je me suis rapproché du ministre de la Défense pour défendre la spécificité de Tamaris Industries qui apporte quelque chose à notre armée, a commenté le député Fabrice Verdier joint par téléphone, car absent de la table ronde mais représenté par son attaché parlementaire, Nicolas Ferrière. Je travaille depuis de nombreuses semaines avec le cabinet du ministre du Redressement productif. Il faut absolument que l'on trouve un repreneur pour mettre un terme à cette situation difficile et grave."

"Maintenir les outils et le savoir-faire de l'entreprise sur place"

Mais en attendant qu'un repreneur veuille bien se faire connaître, les salariés de Tamaris Industries restent soudés. Au cours de l'assemblée général qui s'est tenue ce mercredi après-midi sur le site de la fonderie alésienne, ils ont voté à l'unanimité "l'occupation" de la société 24 heures/24 à compter de ce jour. "Il ne s'agit pas d'un blocage, nous souhaitons juste maintenir les outils et le savoir-faire de l'entreprise sur place et éviter le démantèlement" affirme Simon Gévaudan. L'objectif est simple : Les salariés se tiennent prêts à accueillir un nouvel investisseur et redémarrer l'activité aussitôt qu'il sera arrivé. Une prochaine table ronde se tiendra en sous-préfecture le mardi 30 avril.

(1) Ce vendredi, la Cour d'appel de Nîmes rendra son jugement sur la demande de suspension d'annulation de cession de l'entreprise demandé par M.Delachaux.

Stéphanie MARIN

stephanie.marin@objectifgard.com

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1 commentaire sur “ALÈS Tamaris Industries placée en liquidation judiciaire : Les salariés restent soudés”

  1. Voilà, l’état en empruntant 4 à 5 millions à la banque de France à un taux de 0% pourrait investir dans cette entreprise et ses salarié(e)s.
    Pourquoi pas une SCOOP industrielle ?
    Combien va coûter la fermeture de ce site en chomage, indemnisations…?
    Il faut redéfinir les règles du jeu. Redevenir maitre chez nous. Vite !

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