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TAUROMACHIE Un grand lot de toros de Dolorès Aguirre pour la corrida de Saint-Martin de Crau

Des rencontres avec le cheval impressionnantes. Trois toros ont été chatiés à quatre reprises, les trois autres ont rencontre trois fois la cavalerie.

L'histoire ne dit pas si de là-haut, tout là-haut, la ganadera Dolorès Aguirre, décédée il y a quelques semaines de cela a vu la corrida de ses pupilles, lidiée ce mercredi après-midi à Saint-Martin de Crau, ni même si elle a reçu l'émouvant brindis que lui a adressé Sanchez Vara à son premier toro, mais si on lui a fait la place enviée qu'elle mérite au paradis des toros, elle a eu de quoi être fière et rassurée quant à la flatteuse réputation de son fer. En effet, voilà bien longtemps que les aficionados qui remplissaient environ deux-tiers des arènes, n'avaient pas vu un si joli et complet lot de toros : nobles, toniques, armés comme une escouade de B 52, encastés en diable, braves à la pique et offrant du jeu dans la muleta des trois maestros qui les affrontaient, Sanchez Vara, Marco Leal et Manuel Escribano, tout auréolé des deux oreilles qu'il a coupées à un grand toro de Miura lors de la dernière Feria de Séville.

Devant ce bétail exigeant mais complet dans chacun des tercios - avec une mention spéciale pour les rencontres avec le cheval, que tous ont honoré avec bravoure, puissance et vaillance - Manuel Escribano qui semble être en état de grâce depuis son triomphe sévillan, s'est montré le plus à son aise et à son avantage. Si des épées approximatives lui ont fait vraisemblablement perdre une oreille sur son premier exemplaire, chatié à quatre reprises par le picador, il s'est rattrapé sur son second, avec une faena qui comptait double face à un toro compliqué, retors, avec une corne droite assassine. Deux pavillons ont consacré son engagement (son coup d'épée fut fulgurant), sa détermination et, somme toute, le nouveau rang que lui vaut sa sortie a hombros de la Maestranza. Très belle course également de Sanchez Vara, un spécialiste du fer de Dolorès Aguirre, qui a, lui-aussi, perdu tout le bénéfice de sa première faena à l'épée, avant de prendre sa revanche et ravir de haute lutte une oreille à son second, honoré d'une vuelta. Deux à trois autres de ses congénères l'auraient également méritée sans que nul ne conspue la présidence. Sans démériter, mais avec un bagage technique moindre que ses deux compagnons de cartel, l'arlésien Marco Leal a coupé une oreille à son premier, avant de s'autoriser, sur son second, une vuelta avec le mayoral.

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