UN 1ER MAI À ALÈS Une pluie de parapluies engagés dans la lutte contre l’austérité

500 manifestants se sont rassemblés devant la mairie d'Alès ce mercredi 1er mai. Photo DR/S.Ma

Une pluie de parapluies réunie sur la place de la mairie à Alès. Ce mercredi 1er mai, ils étaient près de 500 (d'après la CGT) à se mobiliser à l'occasion de la journée internationale des travailleurs. Ainsi comme le veut la tradition CGT, FSU, CNT, Solidaires et le syndicat Autonome des sapeurs-pompiers, ont rassemblé leur troupe pour lutter contre "l'austérité qui n'a d'intérêt que pour le patronat et l’État." Sans surprise, la CFDT n'a pas fait flotter son drapeau devant la mairie d'Alès ce matin. En cause, une féroce opposition ultra-médiatisée portant sur l'Accord national interprofessionnel. "Ils ont trahi la classe populaire en s'alignant derrière le patronat. À chacun ses idéaux mais que ce doit être difficile d'être de droite et de prétendre vouloir défendre les intérêts et les droits des travailleurs" a souligné Bernard Vire, secrétaire général de la CGT du bassin d’Alès.

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Mais l'heure n'est pas aux querelles intestines, elle est "au changement social". "François Hollande s'est fait élire président de la République en mai 2012 en promettant que "le changement, c'est maintenant." Un an après, le constat est accablant" affirme Michel Sala de Solidaires Alès avant de s'interroger : "Sur Alès, qu'ont fait le gouvernement et les députés contre les licenciements, plans sociaux, liquidations à Ducros, Shelbox, Tamaris, Jalatte... ? Qu'ont-ils fait contre la répression syndicale à l'égard de Sébastien Migliore, Cédric Valéro condamnés pour avoir défendu leur retraite. Rien. Que font-ils contre le chômage qui est de 16% sur le bassin alésien et de 16,8% sur Alès au quatrième trimestre 2012" s'inquiète le syndicaliste avant d'en appeler à la solidarité et au renforcement des liens syndicaux pour aider les plus précaires. L'exemple du travail de Solidaires aux côtés de ses camarades de la CGT, CNT, de la Ligue des droits de l'homme, de l'association A.R.R.U.C et de la Confédération national du logement pour créer un lieu de vie sur Alès à destination les personnes précaires, n'a pas été cité au hasard. Ce projet fera l'objet d'une prochaine table ronde avec le sous-préfet d'Alès, Christophe Marx.

Après les discours de lutte contre l'austérité de toutes les organisations syndicales présentes devant le parvis de la mairie, le cortège des 500 manifestants s'en est allé fouler le pavé alésien.

S.Ma

 

 

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