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HARIBO UZÈS Les solidaires de Jean-Christophe Jolbert s’installent à la CPAM de Nîmes

En colère, mais pas énervés. Cet après-midi, aux alentours des 13H30, une trentaine de militants CGT et Solidaires ainsi que des membres du NPA ont manifesté devant et à l'intérieur de la CPAM (Caisse primaire d'assurance maladie) de Nîmes... Pancartes et drapeaux portés à la vue de tous, ces "indignés" de l'administration publique se sont mobilisés pour leur "camarade" et salarié de l'usine Haribo d'Uzès, Jean-Christophe Jolbert.

La manifestation débute dehors...

A la tête du petit cortège, Katy, la femme de Jean-Christophe Jolbert, est toute tremblotante. Avançant près des guichets, elle serre fort la main de son époux : " depuis le 6 décembre nous sommes dans une misère financière". Après avoir été dénoncé de vol par des collègues de travail, Jean-Christophe Jolbert, qui clamait haut et fort son innocence, a finalement obtenu gain de cause, lorsque l’Inspection du travail a rejeté la demande de licenciement d'Haribo. S'en est suivi d'un arrêt maladie. "L'ambiance n'est pas bonne avec les salariés qui l'ont dénoncé et avec la direction", explique un syndicaliste. L'arrêt maladie a été déposé pour cause de troubles dépressifs liés à l'activité professionnelle. Le 27 février dernier, le Dr Causse, médecin conseil de la CPAM, a déclaré que l'arrêt de travail n'était plus justifié, entrainant ainsi la fin du versement des indemnités à Mr Jolbert.

Une grande feuille blanche à la main, Katy, aide-soignante de profession, suit son discours à lettre, avec rigueur, comme si le moindre écart, la moindre hésitation, allaient la faire fondre en larmes : "Mon mari prend des médicaments, des anxiolytiques, des somniféres. Il ne peut pas conduire ou travailler. (…) Nous avons déposé un recours, mais le dossier nous revient sous prétexte qu'il y a des pièces manquantes que nous avons fournies (...) Nous avons trois enfants et un crédit sur les bras... C'est vraiment difficile".

... Et se poursuit dans le calme à l'intérieur.

 

Après un échange avec le responsable de la sécurité, la directrice adjointe de la CPAM finit par recevoir une "délégation", composée de Katy, et de deux autres camarades dont le cégétiste Jérome Maurin. A la sortie de l'entrevue, les mines des syndicalistes ne sont pas plus réjouies. "On nous a proposé 300 euros de secours. Mais qu'est-ce qu'on va faire avec 300 euros ! (…) Une nouvelle expertise médicale doit être réalisée sous 10 jours, par un médecin expert ou un psychiatre", explique les délégués. "On reste ! Nous ce qu'on veut c'est la poursuite du versement des indemnités", appelle un syndicaliste. "On est pas venu ici pour mendier", rajoute un autre militant.

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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