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CENDRAS Syndicats CGT réunis autour de la loi d’amnistie : Les voyous c’est pas nous !

Une brochettes de syndicalistes sous le coup d'actions en justice pour répondre aux questions que se posent les syndicalistes sur les formes de combat aujourd'hui. Photo DR/RM

Selon les lois en vigueur dans ce pays, la fête des syndicats CGT Alès et région à Cendras a réussi à réunir une belle brochette de "voyous" et de "criminels" pour animer le débat sur la criminalisation de l'action syndicale.... "

"Maintenant que la loi d'amnistie a été retoquée", explique Sébastien Migliore, "il va falloir que l'on sorte de ce débat des idées concrètes pour faire bouger les choses, peut être des pétitions nationales, on verra". "Ces rassemblement sont importants pour sortir de la peur..." explique Laurence Sauvage, conseillère régionale Nord-Pas-de-Calais et secrétaire nationale en charge des luttes au Parti de Gauche . "Lâchés par les gouvernement de François Hollande qui a trahi sa promesse d'amnistie, les salariés qui se battent pour leur salaire et leur emploi ont peur. Quand on voit la détresse et les difficultés que traversent ces salariés en lutte, mais surtout celle de leur entourage, on se dit que le but est atteint : le syndicalisme fait peur aujourd'hui et il n'obtient même pas toujours le soutien des populations". Mais pour Laurence Sauvage la question est plutôt de savoir pourquoi ces salariés sont poussés à  entrer en lutte et à commettre les actes pour lesquels ils sont jugés aujourd'hui. "Quelle est la responsabilité des patrons mais surtout d'un gouvernement qui, de tables rondes en promesses de rencontres avec un ministre, laissent se dégrader la situation sur le terrain. Qui sont les voyous ?"

En rappelant les épisode de la grève des mineurs  de 1963, Bernard Vire de l'Union locale CGT s'interroge : "35 jours de grève, et toute la populations derrière. De Gaulle procède à la réquisition et les mineurs n'ont pas reculé d'un pas, obtenant les acquis que nous connaissons. Nous ne devons pas oublier que notre syndicalisme et avant tout un syndicalisme de lutte et de rapport de forces." "Aujourd'hui nos militants sont traqués jusqu'à leur domicile", poursuit-il en comparant les méthodes de François Hollande et de "son policier de ministre" à celles de l'occupation.

Devant une centaine de personnes, ("c'est cela notre drame aujourd'hui", convient Laurence Sauvage : le 27 février dernier nous étions 300 devant le Sénat là où nous aurions du être 30.000 !"), ils étaient plus d'une dizaine de salariés en lutte ou poursuivis aujourd'hui par la justice à témoigner. Les alésiens en tête avec Sébastien Migliore, Bernard Coste  mais aussi Olivier Bireaud (licencié par la Fédération CGT), Jean-Christophe Jolbert (licencié puis réintégré chez Haribo), Philippe Galano (Secteur autoroutier, licencié et poursuivi en justice, Jean Michel Mespoulède, qui témoigne de l'action des "robins des bois"...  "En agissant comme il le fait aujourd'hui, résumant l'amnistie au cas par cas, le gouvernement nous envoie un marqueur politique : résister comme vous l'avez fait n'est pas correct" commente ce dernier. "... et demain il nous dira comment il faut nous comporter!".

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