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SOCIAL Le camp de Roms de la route de Saint-Gilles : un collectif de solidarité met l’Etat au pied du mur

"Ces quinze familles veulent rentrer dans le droit commun, avoir un toit, un travail, des droits comme tout le monde. Elles n'en peuvent plus d'être tributaires de la mendicité et de la vente de quelques bouts de ferraille. Maintenant, on dit stop, il y en a assez ! Ce n'est plus possible de poursuivre cette partie de ping-pong où chacun se renvoie la balle. Il y a non assistance à personnes et enfants en danger, la responsabilité de l'Etat doit être assumée. A situation exceptionnelle, réponse exceptionnelle. S'il y a une volonté politique, cette situation peut être réglée demain". Ces quelque observations ont été recueillies sur les lèvres des partenaires du Collectif de solidarité Roms (*), qui animaient, ce mardi matin, une conférence de presse afin d'alerter l'opinion publique sur la situation "dramatique, indigne et inhumaine" qui vivent les 60 à 65 personnes - dont une vingtaine d'enfants et nourrissons - réfugiées sur un terrain insalubre, sans eau ni électricité, le long de la route nationale conduisant de Caissargues à Saint-Gilles. Les pieds dans la boue, sous des abris de fortune, à proximité d'un tas d'immondices.

"Depuis le mois de mars, nous multiplions les démarches afin que les pouvoirs publics prennent ce problème à bras-le-corps, comme le prévoit la circulaire du 26 août 2012 : un texte cosigné par 7 ministres, stipulant qu'avant toute expulsion (NDLR : Réseau Ferré de France, propriétaire du terrain, demande l'évacuation avant la mise en oeuvre du contournement de la ligne à grande vitesse Nîmes-Montpellier),  les pouvoirs publics doivent mettre en oeuvre une ingénierie sociale prenant en compte - avec un accompagnement individuel - l'emploi, la scolarisation, le logement, l'accès à la santé... Depuis la mi-avril, le diagnostic social complet a été établi par l'Adejo (Accueil de jour pour les personnes sans domicile fixe) et le Samu social sans qu'aucune solution n'ait été à ce jour proposée. Il y a une vraie inertie. Chacun se dit conscient de la situation... mais se renvoie le problème comme un Mistigri. Exception faite, toutefois, de la ville de Nîmes, commune sur laquelle est situé le campement, qui, elle, reste déséspèrement muette sur le sujet ", ont commenté d'une même voix les militant(e)s du collectif de solidarité Roms. Selon eux, seul le conseil général du Gard aurait été le seul à consentir un petit pas en inscrivant le problème de ces Roms à l'ordre du jour de la réunion que le président Damien Alary et le préfet Hugues Bousiges doivent tenir, début juin, autour du logement d'urgence. Si une solution pérenne ne pouvait émerger de ce tour de table, le collectif suggère, devant l'urgence de la situation, qu'un conventionnement soit établi entre l'Etat et des bailleurs dont les locaux seraient vacants, une formule mise en oeuvre à Mérignac, "où le nombre de familles à loger était pourtant bien plus important". Le collectif qui connaît parfaitement bien la situation individuelle de chacun(e) de ces migrants, se propose de co-animer le comité de pilotage, aux côtés des travailleurs sociaux mobilisés par les institutions.

Etablis dans le Gard depuis deux à trois ans, ces migrants roumains - qui ont donc le droit d'aller et venir dans l'espace européen - se sont établis sur le terrain de la route de Saint-Gilles après avoir été chassés de Nîmes (ils vivaient sous les arches le long du boulevard Sergent Triaire). Selon les animateurs du collectif,  ils aspirent plus que jamais à travailler (bon nombre d'entre eux auraient d'ailleurs un statut d'auto-entrepreneur), s'insérer jusqu'à s'inscrire sur les listes électorales et s'établir durablement dans la région. "Ils sont épuisés de survivre avec les quelques pièces provenant de la mendicité et de la vente de ferraille. Ce sont des humains qui vivent comme des bêtes, alors qu'ils ont droit, comme tout un chacun, à respect et dignité", ont commenté les intervenants. Sur les vingt-deux enfants en âge scolaire (écoles maternelle et primaire, collège) recensés dans ce camp de misère, quatorze sont non-scolarisés ou déscolarisés. Et lorsqu'on sait que les inscriptions dans les écoles sont prises en juin... on mesure l'urgence qu'il y a pour les pouvoirs publics à régler dette douloureuse situation.

Parmi les membres du collectif de solidarité Roms

(*) Le collectif de solidarité Roms réunit une vingtaine d'associations, ainsi que plusieurs dizaines de particuliers. Il est à l'origine d'une pétition (1 200 signatures) qui sera prochainement adressée au préfet du Gard, Hugues Bousiges, ainsi qu'au préfet Alain Régnier qui a en charge au niveau national, une mission interministérielle sur le démantèlement des camps roms.   

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5 réactions sur “SOCIAL Le camp de Roms de la route de Saint-Gilles : un collectif de solidarité met l’Etat au pied du mur”

  1. le droit d’aller et venir ?

    c’est justement cela qu’il faut changer.
    L’UE est responsable de cette situation acadabrantesque (espace shengen)
    Pour en sortir, sortons de l’UE pour retrouver nos frontières et notre liberté de dire dans quelles conditions qui peut aller et venir chez nous.

  2. C’est une honte de laisser vivre des gens comme cela;ils seraient bien mieux dans leur pays,il n’y a pas de place en France pour eux;nous n’arrivons pas a donner du travail a tout le monde et encore moins a eux;nous n’arrivons pas a loger tous les français donc il n’y a pas de logement pour eux;il ne manquerai plus qu’ils aient le droit de voter;il faut vite fermer les frontières pour que lorsqu’ils auront retourné dans leur pays, ils ne puissent plus revenir;nous n’avons pas de place pour ces gens et la France ne peut pas accueillir toute la misère du monde et puis il y en a marre, il faut tout leur donner:le logement, les alloc ,les soins, etc … Et nous, qu’est ce qu’on a:ça fait 40ans que je cotise,ne prend pas de vacances,travaille plus de 50 heures par semaine,paye des impos des charges de plus en plus lourdes pour quoi,pour aider des gens qui soit disant ne sont pas bien dans leur pays;j’ai le regrait de vous dire que nous sommes devenus un pays poubelle !!!

  3. bonjour mon pere est venu en france parce qu il y avait du travail c était une autre époque certes , mais de la entendre qu il faut donner du travail aux roms alors
    QU IL Y A MEME PAS DE TRAVAIL pour les francais et les fils d immigres tous confondus on est foutus
    alors entendre ce comité parler de travail

    tres franchement si j étais rom et que je voudrais travailler j irais en allemagne ils embauchent en ce moment faut leur dire .

  4. à fils d’immigré : ce que tu dis aujourd’hui, d’autres l’ont dit à ton père lorsqu’il est arrivé en France, mais de ta bouche c’est intolérable !

  5. à fils d’immigré… Tu n’es pas Rom… tu n’as pas vécu les expulsions, la destruction répétée de tes maigres biens, des conditions de vie que la SPA crirait au scandal si il s’agissait d’animaux… Donc ne parle pas à notre place !
    Tu ne connais rien de la politique fachiste de leur Pays, de leur dignité, de leur souffrance… Offusque toi pour le travail, oui mais adresses toi à toutes ces entreprises qui mettent la clé sous la porte alors qu’elles ne sont pas en faillite pour aller s’établir dans d’autres pays où la main d’oeuvre est à moindre coup, où on fait travailler des enfants, où les ouvriers meurent sous les décombres des immeubles insalubres de leur employeur qui s’écroulent… Une poignée de 20.000 Rom sur le territoire français ce n’est pas ingérable !

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