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SEMAINE APPRENTISSAGE (2) Entrer au CFA d’Alès, c’est déjà avoir un pied dans la vie professionnelle

Le Campus de l'Apprentissage de la CCI Alès-Cévennes. Photo DR/S.Ma
Le Campus de l'Apprentissage de la CCI Alès-Cévennes. Photo DR/S.Ma

500. Ils sont actuellement 500 apprentis et stagiaires à passer chaque jour les portes du Campus de l'Apprentissage de la CCI Alès-Cévennes. D'ici, 2016, son directeur Pascal Robert, espère en accueillir 600 ou plus dans ces locaux de quelque 5 000m² installés le long du Quai des Près Rasclaux à Alès, avec vue sur le Gardon. Aujourd'hui, être apprenti, c'est se former à un métier pour acquérir un diplôme du CAP à la licence Pro, tout en étant rémunéré dans le cadre d'un contrat d'apprentissage. Mais ce n'est plus réservé aux futures coiffeuses ou aux futurs mécaniciens. De plus en plus, les formations se multiplient au CFA d'Alès pour répondre aux besoins des entreprises sur le bassin. Ainsi en plus du Pôle Automobile avec ces trois CAP et son BAC Pro bien rodés, il y a le Pôle Services et toutes ses facettes du tertiaire, mais surtout le Pôle Industriel ciblé sur les métiers de la chaudronnerie et de l’électrotechnique, mis en place avec le partenariat du CFAI Languedoc-Roussillon. Dans ce domaine-là, une licence Pro GPI option développeur de Projets est possible grâce à un large partenariat avec l'Université de Montpellier II, l'IUT de Nîmes, le Lycée Jean-Baptiste Dumas à Alès et l'Ecole des Mines d'Alès. Et puis, il se prépare aussi pour la prochaine rentrée, de nouvelles formations avec notamment un BTS Gestionnaire d’unité commerciale tourisme vert ou encore des BAC Pro Accueil relation clients et usagers et Vendeur conseiller commercial.

Du côté des entreprises

Vouloir 600 apprentis c'est bien, mais encore faut-il trouver des entreprises pour les accueillir. A ce jour, seulement une entreprise sur dix fait confiance à l'apprentissage sur le bassin alésien. Depuis 2009, les CCI de France ont lancé une opération séduction en envoyant des développeurs de l'apprentissage à la rencontre des chefs d'entreprise pour les convaincre de se laisser tenter par cette formation et de recruter un apprenti. Du côté d'Alès, ce sont près de 1 000 entreprises qui ont été démarchées depuis 2009. "Pour décrocher dix contrats, il faut rencontrer cent entreprises. C'est un travail de longue haleine mais qui porte ses fruits" explique Monique Peillard, responsable Relations Entreprises au CFA d'Alès. Pourquoi ces chefs d'entreprises sont-ils si frileux ? "Plusieurs motifs à cela. D'une part, il y a les mauvaises expériences et la méconnaissance de la réglementation du dispositif. Et puis maîtriser son métier, ça ne veut pas dire que l'on sait l'enseigner. Ces entreprises ont besoin d'un accompagnement de la part de la CCI." Et pour les convaincre un peu plus, l’État et la Région Languedoc-Roussillon jouent d'arguments financiers avec pour l'un une exonération de cotisations sociales et crédits d’impôts de 1 600 à 2 200€ dans certains cas pour l'embauche d'un apprenti, et pour l'autre une aide à l’embauche, une bonification, une aide à la formation de 1 000€/an et une aide à l’emploi pour la signature d'un CDI avec un apprenti dans le mois suivant la fin du contrat d'apprentissage. "Nous organisons aussi des événements spéciaux pour que les entreprises et les jeunes puissent se rencontrer avant de signer un contrat comme l'école de l'apprentissage, une sorte de prépa sur douze semaines, du 8 juillet au 20 septembre. Mais aussi les speed-dating du 2 au 4 juillet au Campus de l'apprentissage" ajoute Monique Peillard. Sans oublier de mentionner cette fameuse Semaine de l'Apprentissage ou encore les Journées Portes Ouvertes.

Les chiffres clés

500, le nombre d'élèves en 2012

85, en pourcentage le taux de réussite en 2012

83, en pourcentage le taux d'insertion professionnelle

16, l'âge minimum pour pouvoir commencer une formation par apprentissage

1 sur 10, le nombre d'entreprise sur Alès qui recrute des apprentis

10, le nombre de salles de cour équipées

11, le nombre d'ateliers et salles spécialisées

Antoine Cardin, le bel exemple

Antoine Cardin,ancien apprenti du CFA d'Alès a ouvert sa société spécialisée dans les voitures japonaises, Shuto Street Import, à Saint-Martin-de-Valgalgues. Photo DR/S.Ma
Antoine Cardin, ancien apprenti du CFA d'Alès, a ouvert sa société spécialisée dans les voitures japonaises, Shuto Street Import, à Saint-Martin-de-Valgalgues. Photo DR/S.Ma

Antoine Cardin n'a que 26 ans, et il est déjà chef d'entreprise. Le 2 mai dernier, ce passionné de voitures japonaises a ouvert avec son frère, Yohan, 30 ans, sa propre société, Shuto Street Import, implantée dans la zone artisanale Sainte Barbe à Saint-Martin-de-Valgalgues. Avant de franchir le pas, Antoine, est resté un peu plus d'un an au chômage : "C'était un choix. Lorsque j'étais encore au CFA, j'avais déjà mon projet en tête et je voulais prendre le temps de tout organiser, d'être disponible pour effectuer les différentes démarches pour pouvoir créer ma société" raconte le jeune homme installé à son bureau, sur son siège de voiture qui fait office de fauteuil.

Antoine est entré en 2005 au CFA d'Alès. Après une Seconde générale et un BEP conducteur routier, il s'est dirigé vers l'apprentissage. "Je voulais acquérir de l'expérience tout en étant payer. C'est cela qui est attirant dans cette formation, c'est que l'on est payé pour apprendre." Alors, il a commencé par un CAP Mécanicien sur deux ans aux côtés du garage Rouquette (Renault) à Salindres. Un succès. Il poursuit avec un BEP Vente-Action marchande (2 ans) : "Lors de ma première formation, je me suis rendu compte que j'étais très à l'aise avec la clientèle. Alors plutôt que d'être mécanicien, je me suis tourné vers la vente automobile." Là, il apprend son métier dans le garage Roux à Méjannes-lez-Alès. Les deux années s'écoulent, il obtient son BEP et continue encore sa formation avec un Bac pro commerce, toujours au CFA d'Alès.

"Lorsque j'ai fini mes études, beaucoup me disaient que je n'arriverai pas à monter mon entreprise. C'est vrai que la conjoncture est difficile et que réunir des fonds, ce n'est pas facile. Mais à force de persévérance et d'envie, nous y sommes arrivés" lance Antoine avec un sourire plein de fierté, peut-on lui en vouloir. Aujourd'hui, accompagné de son frère, il gère un garage d'importation de voitures japonaises. "Nous nous occupons de l'importation, de l'homologation, de l'entretien, de la réparation et préparation de ces véhicules mais nous vendons aussi des pièces." Il a fallu rouler des mécaniques pour aller trouver cette idée-là. Mais le carnet de commandes commence à se remplir : "L'avantage que nous avons, c'est que la concurrence directe se trouve à Valence, Perpignan ou Nice." Ce qui laisse à Yohan et Antoine, un large territoire à conquérir.

S.Ma

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