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OBSERVATOIRE DE LA LAICITE. Le nîmois Nicolas Cadène remet un premier rapport à François Hollande

D.R
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En avril dernier, le gouvernement, dans un arrêté au Journal Officiel instaurait officiellement l'observatoire de la laïcité. Une instance composée de quatre parlementaires et de dix personnalités désignées en raison de leur compétence et de leur expérience, dont le socialiste nîmois Nicolas Cadène, nommé rapporteur général. L’objectif de l’institution : assister le gouvernement dans son action dans le domaine de la laïcité, pourra être consulté sur tout texte réglementaire ou législatif. L'organisme peut aussi proposer toute mesure qui lui parait nécessaire dans ce domaine.

Hier, le Président de l'observatoire de la laïcité et le rapporteur général ont remis à François Hollande et au Premier ministre le premier "point d'étape" sur leurs travaux. "La tonalité générale nous permet de dire que la France n'a pas autant de problème avec sa laïcité qu'on pourrait le penser (…) Il apparaît, au fil des rapports que nous avons demandés, que les atteintes à la laïcité ont peut-être été surestimées", explique en prémices Nicolas Cadène. "Pour autant, cela ne veut pas dire qu'il n'existe pas de comportements qui portent atteinte à ce principe majeur de notre République. Mais ces dernières années, on a eu tendance à faire de la laïcité une référence commode, une "réponse-fourre tout" à tous les problèmes de la société".

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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3 réactions sur “OBSERVATOIRE DE LA LAICITE. Le nîmois Nicolas Cadène remet un premier rapport à François Hollande”

  1. Observatoire, commission… encore un machin pour blablater en rond financé par les contribuables et affirmer que « tout va bien » lorsque la montée de l’islam radical est une évidence.
    Le PS comme l’UMP en son temps sape par son laxisme un des piliers de notre république: la laïcité.
    Le Rassemblement Bleu Marine dénonce cette énième mascarade.

  2. Vaste chantier.
    La notion de laïcité me parait dépasseée
    D’abord sociologie assimile tout groupement social à une phénoménologie religieuse (politique, entreprise, arts, courants phiosophique, etc.)
    De fait comment réévaluer ce qui est de l’ordre du religieux politiquement ?
    Ce n’est qu’en abordant le religieux au sens large par le biais des dérives sectaires que l’on peut le faire.

    1. Il faut que tout travail bénévole dévolu à un groupe social soit déclaré, de même que tout don (matériel et de la personne).

    2. Définir des limites à de tels investissements (heures journalières, hebdomadaires, annuelles de bénévolat – pourcentage du patrimoine plafonné dévolu à la cause en fonction des revenus. etc)

    3. Normes sanitaires d’hygiène de vie : Nourriture suffisante, temps de sommeil et de repos, condition d’hébergement, respect de l’intimité, au respect de la personne, des liens sociaux externes et familiaux, interdit de maltraitance physique et psychologique à normer.

    4. Liberté d’interpréter les dogmes du mouvement à sa façon, et de pouvoir aménager ses temps libre en conséquence. Interdiction d’imposer ses normes morales à tout non adepte du mouvement, voir à l’intérieur du mouvement (mais autorisation d’exclure les membres qui prennent trop de liberté avec sous réserve du 5ème point). Interdiction de pression donc à respecter à la lettre les dogmes (Sauf exclusion éventuelle – voir 5.)

    5. Liberté de renoncer à sa dévotion, en particulier dans les moyens de reclassement social et professionnel, ou retraite décente éventuellement, compris en cas d’exclusion.

    6. Obligation d’information de ces « droit » à tout adepte par le mouvement.

    Ces normes ne seraient pas tant obligatoires, que des points de repères à la justice pour pouvoir évaluer l’exagération de l’exploitation de l’investissement des plaignants éventuels, s’estimant maltraités par ces mouvements sociaux. Il est évident qu’on empêchera jamais un fanatique de s’investir pleinement dans une cause, mais le mouvement devra veiller ainsi à ne pas en profiter, voir le freiner dans son jusqu’au boutisme, et en tout cas l’informer de ses droits à lever le pied.

    Notons que ses normes vaudraient tout autant vis à vis des sectes, que des mouvements religieux, mais aussi des actions humanitaires, des investissements politiques militants, des investissement dans des mouvements sportifs, philosophiques ou culturels (bénévolat à un monstre sacré du show biz, organisation de spectacles, etc.)

    Ce qui ferait que la question religieuse en serait quasiment marginale : se devant de respecter ces normes COMME TOUT AUTRE MOUVEMENT SOCIAL : Pas de discrimination religieuse donc à l’horizon.

    Dernier point : Subventions.
    Il va sans dire que les collectivités territoriales peuvent subventionner les mouvement culturel, sportifs, humanitaire, politiques (financement des partis), mais l’extension aux mouvements religieux et sectaires ne va pas de soi, pourtant cela ferait discrimination.
    Il conviendrait donc de normer précisément les mouvements sociaux succeptibles d’être éventuellement subventionnés (intérêt général, universalisme des actions proposées non réservées aux seuls adeptes, etc.)

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