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ALÈS Les facteurs sous pression plantent le piquet de grève

80 facteurs d'Alès et de Salindres ont planté le piquet de grève ce vendredi 5 juillet. Photo DR/
80 facteurs d'Alès et de Salindres ont planté le piquet de grève ce vendredi 5 juillet. Photo DR/

Dans un contexte incertain de La Poste, puisque Jean-Paul Bailly, président du groupe depuis 2002, vient d'annoncer son départ pour la rentrée prochaine, les délégués syndicaux CGT des facteurs de la Plateforme de préparation et de distribution du courrier d’Alès (Alès et Salindres) ont appelé à un mouvement de grève. En cause, "une politique nationale pleine de promesses mais sans acte." Didier Malatre, facteur, membre du Comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, élu au comité technique, cégétiste, en veut pour seul exemple cette Commission de dialogue sociale qui devait être déclinée dans tous les établissements de France. "Une action de communication de plus pour faire croire que l'on tente d'apaiser le climat social, que l'on veut améliorer les conditions de travail."

Côté local, la tension est forte, le résultat est là : 81% de grévistes sur la plateforme d'Alès et l'unité de Salindres. "En tout ce sont 80 facteurs qui ont suivi notre mouvement ce vendredi. Ce qui prouve qu'il y a un réel malaise" affirme Didier Malatre avant de préciser : "Le 23 juillet prochain, notre plateforme perdra neuf postes suite à des départs en retraite ou à des mutations. Ils ne seront pas remplacés. Nous avons déjà beaucoup de pression de la part de notre direction d'établissement qui subit elle-même des pressions de la direction nationale. Les sanctions tombent pour le moindre motif. Si l'on refuse de faire des heures supplémentaires, nous recevons des blâmes pour refus d'obtempérer."

Alors, ce vendredi, les délégués syndicaux et les facteurs ont tiré une première fois la sonnette d'alarme "car à terme au niveau national comme au local, c'est 50% du personnel qui ne sera pas remplacé et les pressions risquent d'être de plus en plus forte pour que l'on maintienne notre production". "Nous attendons des réponses de la part de notre direction concernant la reprise de postes et nous demandons des garanties de la mise en place d'un management moins agressif." Sinon ? "Sinon dès la rentrée, nous mettrons en place un mouvement de grève de plus grande ampleur qui pourra paralyser tout le bassin alésien et même au delà. Ce n'est pas parce que l'activité est moindre depuis quelques années, qu'il faut tout supprimer."

S.Ma

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