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BARJAC Les paysans déclarés d’utilité publique

Chaque année le nombre des exposants de la foire bio de Barjac augmente. Ph DR/RM
Chaque année le nombre des exposants de la foire bio de Barjac augmente. Ph DR/RM

Chaque année l'augmentation du nombre des producteurs et des exposants présents à la foire bio de Barjac témoigne de la vitalité sur le terrain de tout un secteur qui reste encore pourtant très marginal.  Le maire de Barjac, Edouard Chaulet, dont on connaît le soutien à cette agriculture de proximité, inaugurait  d'ailleurs ce dimanche midi cette nouvelle édition par un appel : " Déclarons le métier de paysan métier d'utilité publique !" "Après tout c'est lui qui fait notre aliment et donc notre santé, c'est lui aussi qui dessine nos paysages. Ceux-là même avec les champs, les vignes les oliviers que les touristes viennent photographier... Oui, je le dis : que ce marché est beau, j'en remercie les exposants, mais aussi les habitants de Barjac et les touristes qui viennent en profiter en masse aujourd'hui." S'il se réjouit encore hors du micro : "Cette allée de Platanes ou il y au aujourd'hui tant de choses belles et bonnes pour réjouir nos papilles, c'est magnifique", le maire de Barjac peine à rester optimiste sur le devenir de cette agriculture de proximité. "Les catholiques ont un mythe dans lequel Noé reconstruit la variété à partir de quelques espèces sauvées sur son arche. Je ne crois pas pour ma part que l'on pourra reconstruire quelque chose quand on aura tout détruit. Or c'est ce qu'on est en train de faire. Ceux qui sont ici sont des résistants. Même ici à Barjac, la population n'est pas tout à fait acquise..."

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Edouard Chaulet, maire de Barjac: "Déclarons les paysans d'utilité publique". Ph DR/RM

Ce n'est pourtant pas faute de faire des efforts localement en faveur de cette agriculture bio et de ses filière courtes. A côté du Civam, coorganisateur, le conseiller général Lionel Jean, délégué à l'agriculture et représentant Damien Alary a rappelé les chiffres : "Avec plus de 750 exploitations  le Gard est aujourd'hui le deuxième département après la Drôme, et nous seront un jour le premier, comme je l'ai déjà dit ici l'an dernier. Les bénéfices de cette filière que ce soit au niveau des bienfaits de l'alimentation sur la population ou plus généralement en matière de développement durable sont évidents. C'est pourquoi cette année 27% des crédits de l'agriculture sont consacrés au plans d'aides au bio gardois selon deux axes ; favoriser les développement des filières courtes et permettre au gardois d'accéder à ces produits". Le conseiller général a également rappelé le partenariat du département avec le label "Militant du Goût" qui permet de valoriser l'identité du Gard au travers de ses meilleurs produits.

Les acheteurs, eux, ne se trompent pas. Outre les touristes très nombreux ce dimanche de fin juillet à Barjac, la plupart des visiteurs de la foire sont déjà des "clients" du bio et ils viennent saluer au passage "leur" producteur habituel avant de découvrir tous ces produits qui sont encore hors de portée. En effet, malgré la croissance en nombre, (et à de rares exceptions géographiques près), le maillage sur le terrain n'est pas encore assez serré pour pour que l'on puisse trouver tous les produits en bio sur un même secteur. Et puis la foire de Barjac c'est aussi un rendez-vous annuel qui permet de se retrouver dans une famille de convictions.

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Déjà beaucoup de monde à l'ombre des platanes dimanche matin à Barjac. Ph DR/RM

Raphaël MOTTE

raphael.motte@objectifgard.com

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3 réactions sur “BARJAC Les paysans déclarés d’utilité publique”

  1. la ruralité doit être protégé de l’industrie agroalimentaire dans le cadre d’un protectionnisme intelligent cher au Rassemblement Bleu Marine.
    L’UE génère la concurrence entre les peuples à coups de dumpings.
    Le marché transatlantique s’inscrit dans ce cadre avec la complicité du Gvt et de ses alliés (EELV, FG…) ainsi que du soutien de l’UMP et de l’UDI.

    1. Perso j’ai pas mal de kilomètres au compteur, j’ai connu le temps où les fruits et légumes se vendaient au rythme des saisons, les serres n’existaient pas et les chimistes n’avaient pas encore pensé à recycler les surplus de la guerre en engrais, c’est peut-être dû à la chance mais je suis encore là [:o), plus sérieusement nous serions moins goinfres, moins gaspilleurs ce serait encore jouable même en tenant compte de l’évolution démographique.

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