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CANICULE : 2003-2013, dix ans après, un triste anniversaire

Canicule 2003
Les tristes images des journaux TV de 2003. Ph DR

Le mois de juillet qui vient de s'écouler est le 3ème plus chaud, sur la France, depuis l'après-guerre, derrière 2006 et 1983 et certains veulent y voir le spectre de la canicule de 2003 dont nous fêtons le triste anniversaire. Une canicule qui  avait été "historique" par sa durée, son intensité et son extension géographique. Elle a été comparée à la canicule de 1947 (qui faisait référence jusqu'alors) et aux grandes canicules qui concernent plus souvent la péninsule ibérique. Elle s'était installée graduellement dès le 1er août 2003 pour culminer entre le 7 et le 12. Il a fallu attendre le 15, voire le 19 août, pour que les températures baissent... La conjonction de jours torrides et de nuits chaudes, à laquelle s'est combiné l'effet de la pollution atmosphérique à l'ozone, avait provoqué  une surmortalité de près de 12% pour notre pays et un  bilan final de plus de 15 000 décès imputés directement à la canicule en France et plus de 60000 pour l'Europe.

Ce qui a changé depuis 2003

En dehors des prévision météo de début aout qui sont plutôt rassurantes à cause des orages prévus et de la brièveté des pics de chaleurs qui n'excèdent jamais trois jours, la situation a également changé du côté des populations, mieux préparées à faire face et surtout des différents services de l'Etat grâce à un plan canicule qui compte trois niveaux :  Le premier est un niveau à périodicité annuelle obligatoire du 1er juin au 31 août est "la veille saisonnière". Ce que nous vivons actuellement. Lorsqu’une vague de chaleur est prévue ou en cours, le niveau de "mise en garde et d’actions" (MIGA) peut être  activé par département. Il rappelle à la population les actions de mise en garde individuelle à mettre en oeuvre. A ce niveau correspond une série d’actions préventives qui sont réalisées par les services publics de façon adaptée à l’intensité et à la durée du phénomène. Dans le cas où la canicule s’accompagne de conséquences qui dépassent le champ sanitaire, le "niveau de mobilisation maximale" est activé. Une carte de vigilance météo sert d'indicateur. La recommandation d’activation du niveau MIGA est signifiée par le ministère chargé de la santé aux préfets de département, le niveau de mobilisation maximale est décidé directement par le premier ministre.

On le voit, à la différence de 2003, en 2013 une éventuelle canicule serait prise très au sérieux avec dispositif qui permet réellement de "protéger les populations les plus faibles".  De nombreuses initiatives de solidarité associatives ou personnelles ont également vu le jour depuis 2003, afin "que cela ne se reproduise pas".

 

 

 

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