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RESEAU EDGARD Des garde-fous à la gratuité du transport des plus jeunes en pré-maternelle

Photo / D.R.
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L'information avait quelque peu ébranlé le Landerneau politique gardois, à commencer par la centaine de maires de petites et moyennes communes gardoises, invités à régler la facture du transport scolaire de leurs plus jeunes administrés ( - de 3 ans) admis en école maternelle, celle-ci va les rassurer : le conseil général qui avait adopté cette disposition financière à l'unanimité de ses élus, pour boucler un budget primitif 2013 un rien contraint, a trouvé une solution pour éviter aux communes de mettre la main  à la poche. "La volonté initiale du président Alary était de réaliser des économies dans les secteurs où le conseil général n'a pas d'obligation réglementaire, notamment la pré-scolarisation des enfants en maternelle, dès l'âge de deux ans. Il n'était pas question pour nous de renoncer à cette pré-scolarisation, mais de la faire prendre en charge par les communes utilisant les transports scolaires pour acheminer leurs plus jeunes administrés. L'an passé, le réseau Edgar qui tient compte du nombre d'enfants inscrits et non pas du volume d'écoliers empruntant réellement le service, nous a facturé ce service 883 000 € pour environ un millier d'élèves, soit une dépense annuelle de 883 € par enfant", commente Jean Denat, conseiller général de Vauvert, vice-président du conseil général en charge des Infrastructures et des Transports. Soit le déplacement quotidien de quelque 25 000 élèves pour l'année scolaire à venir.

Ainsi, après plusieurs réunions de concertation entre Jean Denat et une délégation de l'association des maires du Gard qui s'était publiquement émue de ce subit transfert de charges lors de sa dernière assemblée générale à Vergèze (http://www.objectifgard.com/2013/05/25/communes-plus-quune-assemblee-generale-un-veritable-congres-de-transition-pour-les-353-maires-du-gard/), une solution semblant faire l'unanimité a été trouvée. "Nous avons pris acte des observations des communes concernées nous faisant valoir, d'une part que notre décision était tardive pour les collectivités qui avaient déjà voté leur budget primitif, d'autre part qu'elle risquait de mettre à mal certains regroupements pédagogiques organisés autour d'un réseau de transport scolaire bien structuré. La volonté du président Damien Alary était d'être à l'écoute et de dégager une solution satisfaisante". La responsabilité des maires et la solidarité du conseil général du Gard ont fait le reste, puisque tous deux se sont accordés sur un effort partagé. Afin de ne pas hypothéquer le développement de la pré-scolarisation en maternelle dès l'âge de 2 ans - d'autant que le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, a prévu l'ouverture, dès cette rentrée, de 670 000 places supplémentaires sur le territoire national - les maires seront chargés de vérifier scrupuleusement que les enfants de leur commune inscrits au réseau de transport scolaire, utiliseront effectivement le service. Et ne se contenteront pas d'être inscrits. Selon les premières projections, la facture à charge du Département pourrait être divisée par deux dès cette prochaine rentrée.

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