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SAUVE Des hommes et des bêtes. Laurence fait des savons et des bonbons au lait d’ânesse

Laurence Arrachart avec Azina et Finette à Sauve. Photo DR/S.Ma
Laurence Arrachart avec Azina et Finette à Sauve. Photo DR/S.Ma

A cinq minutes de la charmante commune de Sauve, tout au bout d'une route qui tourne et retourne, se trouve une terre étendue sur dix hectares. Sur cette terre aride, le soleil l'a séchée, crapahutent les ânesses de Laurence Arrachart. Depuis 2007, l'assistante de direction dans la publicité à Montpellier est devenue agricultrice, consacrant tout son temps à ses bêtes dans le sens le plus noble du terme. Car son aventure a commencé par une révolte, "je ne supportais pas entendre les maîtres d'école dire 'Tu es bête comme un âne !' Ce n'est pas bête un âne, c'est même très intelligent." C'est dit !

"J'ai toujours eu des ânes. Je me suis formée et informée et j'ai découvert les vertus du lait d'ânesse." D'abord à Junas, puis à Sauve, Laurence a ainsi lancé son exploitation, toute seule, bénéficiant parfois d'un petit coup de main de son compagnon. De ses 16 ânesses donc, elle en tire le meilleur, le lait, qu'elle transforme, via un laboratoire local -- qu'elle ne veut pas nommer, la concurrence est rude -- en produits cosmétiques (savons, crèmes pour le corps, gels douche etc) mais aussi en bonbons. "Ce lait, le plus proche du lait maternel, est très bon pour la peau car riche en vitamines, en minéraux et en oligo-éléments. Il permet aussi de réduire les problème d’eczéma et d'acné et a des propriétés digestives" explique Laurence Arrachart. Une fois conditionnés, les produits bio de l'agricultrice sont vendus un peu partout dans le Gard, sur les marchés de Sommières, Quissac, Ganges ou à la boutique paysanne de Saint-Hippolyte-du-Fort ou encore au Moulin Oléicole de Villefort et à la Maison de la Méditerranée du Grau-du-Roi.

Pour les plus curieux qui souhaitent découvrir le métier de Laurence Arrachart, sachez que l'Asinerie des Garrigues ouvre ses portes aux visiteurs tous les lundis, mercredis et vendredis à partir de 18 heures.(Seulement sur réservation : 06 11 38 36 28). Une heure durant, l'agricultrice aux yeux clairs prend le temps de raconter par exemple la traite des ânesses. "Lorsqu'elles ont mis bas, je les laisse trois mois avec leurs petits. Le deuxième trimestre, je les trais trois fois par jour. Elles gardent leurs petits à vue et donc continuent à produire du lait. Au troisième trimestre, je passe à deux traites et à la fin de l'année je n'en fais plus qu'une." Une ânesse donne jusqu'à un demi litre de lait par traite. Quant à la technique, mieux vaut la voir, d'ailleurs, les plus courageux pourront tester eux-même la traite d'une ânesse.

Un circuit pédagogique

Laurence a de la suite dans les idées. Au printemps 2014, si tout se passe comme elle le souhaite, un circuit pédagogique dédié à la faune et à la flore, devrait pousser sur ces dix hectares de terres. Accompagnés de chèvres naines, d'ânes ou même pourquoi pas (ce n'est encore qu'un projet) de petits cochons, les enfants et même les adultes pourront ainsi partir à la découverte des milles merveilles de la garrigue cévenole. A suivre donc.

Le site de l'Asinerie des Garrigues : Ici.

S.Ma

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