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CARTE POSTALE : Le préfet Hugues Bousiges « s’invite » au village de Durfort

Du haut de sa tour, le village de Durfort avec au premier plan les travaux de consolidation dans la partie ancienne et à l'horizon le château de Vibrac. Ph. DR/RM
Du haut de sa tour, le village de Durfort avec, au premier plan, les travaux de consolidation dans la partie ancienne, et à l'horizon le château de Vibrac. Ph. DR/RM

Le Préfet Hugues Bousiges s'est rendu en fin de semaine dans la commune de Durfort et Saint Martin de Saussenac  pour y rencontrer le conseil municipal (voir notre article) mais aussi pour découvrir les trésors de ce village mal connu en compagnie du maire, Stéphane Allut, passionné par cette histoire locale. Pour l'occasion, le Préfet a été invité à rencontrer les propriétaires privés de quelques hauts-lieux et à découvrir les travaux de restauration qu'ils y ont entrepris à titre privé avant de découvrir la partie ancienne du village et de visiter le temple.

En 1775, lors de l'inventaire réalisé lors de la mort du baron de Vibrac il ne restait déjà plus grand chose en terme de mobilier dans le château qui sera détruit en 1795 puis modifié au début du XXe de manière anarchique et à nouveau abandonné aux outrages du temps. Il aura fallu attendre  le coup de cœur de Bernice Clark, avocate anglaise pour que le château revive. En effet, avec son compagnon la nouvelle propriétaire va engager un gigantesque chantier pour rendre au château sa dignité. Avec le souci de chaque détail et dans le respect des grandes lignes architecturales, le château a été progressivement été mis hors d'eau puis les toitures rebâties afin de pouvoir réorganiser les pièces intérieures. Petit à petit, on pourrait dire pièce par pièce, et avec un soin particulier dans le choix des matériaux et des artisans (les propriétaire ont eux-même dessiné les fenêtres dont les verres sont "fait main"), l'espace est repris à la ruine et rendu à l'usage de vastes pièces à la décoration soignée. Un chantier au long terme qui réjouit le maire Stéphane Allut pour qui l'histoire de ce château sur le territoire de sa commune ne connaît aucun secret et dont il est fier de commenter la visite exceptionnelle au Préfet en compagnie de ses hôtes devenus des amis.

Le maire et le Préfet devant le château de Vibrac,  propriété privée en rénovation depuis plus de 10 ans. Ph DR/RM
Le maire et le Préfet devant le château de Vibrac, propriété privée en rénovation depuis plus de 10 ans. Ph DR/RM

Après une rapide visite, toujours dans le domaine privé, sur le site d'une maison forte situé dans les environs du village, le long de l'ancienne route de Sauve, avec son pigeonnier du XVIIe "afin de montrer à M. Le Préfet, après les fastes du château le patrimoine plus modeste des petites familles du secteur", explique le maire, la visite se poursuit dans les rues piétonnes du village.

La "Maison Forte" et l'ancienne route de Sauve. Ph. DR/RM
La "Maison Forte" et l'ancienne route de Sauve. Ph. DR/RM

Le maire y poursuit le travail de son prédécesseur qui a réhabilité le centre piéton de ce village médiéval autour de sa tour construite fin du XIe début XIIe par les Bermond de Sauve alros co-seigneurs de Durfort. La tour est d'ailleurs toujours restée attachée à la Seigneurie. Le propriétaire actuel de ce bâtiment, Henri de Cadolle est venu de l'Hérault où il demeure aujourd'hui pour faire visiter cette tour, inscrite au patrimoine des Monuments Historiques et dans laquelle il a entrepris d'importants travaux de restauration. Il a fallu en effet refaire une voûte pour mettre la tour à l'abri des intempéries et des outrages du temps. Du sommet de la tour, le paysage s'offre à 360° sur le paysage avec au loin les autres tours qui servaient comme celle ci de relais pour les signaux à travers tout le pays.

Au sommet de la tour, avec le propriétaire des lieux Henri de Cadolle. Ph DR/RM
Au sommet de la tour, avec le propriétaire des lieux Henri de Cadolle. Ph DR/RM

Au pied de la tour, un vaste chantier témoigne des efforts continuels de la municipalité pour conserver son patrimoine, ici avec la mise en sécurité d'une ruine abandonnée pour un montant de près de 100.000 euros. Un patrimoine que le maire du village aimerait mieux faire connaître. Comme c'est le cas pour le temple dernière étape de cette promenade. Avec ses deux étages de balcons ceinturant complètement l'édifice, le temples présente une singularité remarquable et que le maire Stéphane Allut, cherche aujourd'hui à mettre en valeur.

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Dans le temple de Durfort. Ph DR/RM

 

 

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