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REFORME DES RETRAITES. Nîmes : Une mobilisation et plusieurs voix

D.R/C.M
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On prend les mêmes et on recommence ! Cet après-midi, à l'appel des syndicats CGT, FO, Solidaires et FSU, des centaines d'opposants à la réforme "scélérate" du gouvernement Ayrault ont manifesté dans les rues nîmoises. "Il n'y a pas beaucoup de monde comparé aux manifestations précédentes. Il faut dire qu'organiser un rassemblement à le rentrée, c'est juste le moment où il ne fallait pas le faire", déplore un cégétiste.

Présentée fin août par le Premier ministre, Jean-Marc Ayrault, le projet de loi a pour objectif de concilier patrons et salariés : hausse progressive des cotisations salariales et patronales de 0,15 points par an jusqu’en 2017 et allongement de la durée de cotisation d’un trimestre tous les trois ans après 2020. Exit donc une hausse de la CSG ou l’augmentation, ô combien symbolique, de l’âge légal de départ à la retraite. Un compte pénibilité devrait même être mis en place à partir de 2015.

Dans le cortège nîmois, différentes opinions se confrontent et s'unissent à la fois. Il y a d'abord FO, dont le secrétaire général Gilles Besson est "en désaccord total avec les dispositions prises par le gouvernement", balayant ainsi d'un revers de main "l'augmentation de la durée de vie". "On vit peut-être plus vieux, mais en mauvaise santé", rappelle le responsable syndical. Un argument conforté par un camarade de la CGT. Thierry Moreau, délégué syndicat à la FNAC assure "ne pas vouloir travailler jusqu'à 67 ans pour financer le traitement de mon cancer à 68 ans !".

Dans la foule de drapeaux, des banderoles verdoyantes attirent l'attention d'un certain nombre de manifestants. EELV, dont une éminente membre du parti, Cécile Duflot, siège au gouvernement, s'est joint au cortège. "Nous sommes pour la réforme des retraites, mais pas celle là", explique le conseiller municipal EELV, Alain-Fabre-Pujol. Et de poursuivre : "à cause de baby-boom d'après guerre, il va y avoir un nombre important de travailleurs qui vont partir à la retraite et pas assez de jeunes pour cotiser". Si une réforme est nécessaire pour l'élu local, celui-ci appelle "à aller plus loin dans la solidarité et à taxer le capital". "Il faut prendre l'argent là où il est", continue de martèler Christian Bastid, secrétaire de la section PCF de Nîmes.

Coralie Mollaret

coralie.mollaret@objectifgard.com

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Coralie Mollaret

Journaliste Reporter d'Images pendant un an à Marseille, j'ai traversé le Rhône voilà quelques années pour vous informer en temps réel sur l'actualité Gardoise…

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