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FAIT DU JOUR Trois drôles de dames transforment une maison en lieu d’accueil pour enfants

Photo DR/S.Ma
Christina, Aude et Magalie ouvriront d'ici le mois d'octobre une Maison d'assistantes maternelles à Bezouce. Photo DR/S.Ma

 

Tape dans la main, le pari est lancé. Au mois de mars 2012, Magalie, 30 ans, Christina, 25 ans et Aude, 34 ans, trois drôles de dames en fin de contrat dans une crèche gardoise ont eu l’idée d’ouvrir une Maison d’assistantes maternelles (loi votée le 9 juin 2010). Une idée qu’elles ont lancé en l’air pour très vite la rattraper, quelques mois après le projet est en marche. « Là où nous étions, nous avions à notre charge entre cinq et huit enfants chacune. C’est ingérable et pour nous et pour les enfants. Toutes les crèches sont surchargées, elles deviennent des usines à enfants » expliquent-elles à l’unisson. Très réglementée, la création d’une Maison d’assistantes maternelles n’autorise qu’une prise en charge maximum de quatre enfants pour chaque personnel. Magalie, Christina et Aude ont placé la barre un peu plus bas, avec la garde de trois enfants pour chacune d’entre elles.

Le projet éducatif, d’accueil et pédagogique rédigé et validé par la Protection maternelle et infantile (PMI), les trois drôles de dames se sont mises en quête d’un logement car la Maison d’assistantes maternelles ne peut être créée au domicile du personnel. Un drôle de drame. « Nous cherchions une maison sur Marguerittes, mais aucun propriétaire n’a voulu croire en notre projet. Nous en avons essuyé des refus. C’est donc à Bezouce (à moins de dix kilomètres de Marguerittes, Ndlr) que nous avons trouvé La maison. » Autrement dit une jolie bâtisse de 105m² en intérieur et 1 000m² en extérieur pour la modique somme de 900 euros par mois aux frais des trois assistantes maternelles.

Pour transformer cette maison en lieu d’accueil pour les enfants, avec toutes les obligations aux normes qui s’imposent, Magalie, Christina et Aude, ont dû mettre là encore la main à la poche, aidées de quelques dons de leurs amis. « Toutes trois au chômage depuis la fin de nos contrats à la crèche, nous en avons mangé des patates » s’amuse Magalie qui espère que ce sera très vite un mauvais souvenir. Pour l’heure, les jouets sont bien rangés et n’ont pas encore fait le bonheur des enfants. « Les représentants de la PMI viennent tout juste de passer pour valider l’aménagement de la maison et c’est bon. » Ne reste plus que quelques formalités administratives à régler et les trois assistantes maternelles pourront chouchouter leurs premiers bouts de chou âgés de deux mois à six ans, « on espère en octobre. »

Plus d’informations en cliquant ici.

S.Ma

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