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PAYSANS La confédération en fête malgré le climat maussade

 

Fête de la confédération paysanne à St Géniès de Malgoires. Ph DR/RM
Fête de la confédération paysanne à St Géniès de Malgoirès. Ph DR/RM

La confédération paysanne organisait ce week-end sa fête annuelle à St Géniès de Malgoirès sous la bannière "Envie de paysans", la campagne de communication nationale engagée pour  le maintien des paysans et l'accès pour tous à une nourriture de qualité et de proximité. 

Antoine Boulet et Nicolas Duntze sur la stand d'accueil de la Confédération Paysanne. Photo DR/RM
Antoine Boulet et Nicolas Duntze sur le stand d'accueil de la Confédération Paysanne. Photo DR/RM

Avec son marché paysan, son village associatif, ses débats, la projection d'un film "Les fils de la terre" mais aussi son repas paysan complet et ses animations pour les enfants (voir le programme détaillé de cette journées ici), l' édition 2013 de la fête de la confédération paysanne a réuni ce dimanche encore un public nombreux d'amis, de sympathisants et même  de curieux pour un moment de partage très convivial. Mais derrière l'ambiance festive se cache un véritable malaise,les paysans disparaissent à grande vitesse du paysage français à raison de 25 à 30.000 cessations d'activités annuelles contre à peine 6000 créations. "Si cela continue on va finir par atteindre par défaut le vieux rêve de l'administration de nourrir la population avec 100.000 paysans !" tonne l'ancien porte parole du mouvement Nicolas Duntze, viticulteur à Cruviers-Lascours. "Cette année est une année de combat contre les accords de libre-échange ou encore la mise en place de la PAC (Politique Agricole Commune). "Or, malgré le changement de majorité politique en France, malgré les discours sur les circuits courts, malgré  la présidence roumaine..., rien ne change ! Il semble bien au travers de la loi d'orientation agricole qu'aucune des propositions que nous avons faites ne soit prise en compte..." poursuit-il. "Dans les faits, nous ne sommes pas écoutés, nous faisons face à un mur". En quatre ans dans la région 50.000 ha de vignes ont ainsi été arrachés sans qu'aucune mesure d'investissement ou de soutien n'ait été mis en place pour les remplacer par d'autres activités agricoles. "Tout se passe comme si l'agriculture industrielle avait déclaré la guerre aux paysans en les jetant face aux lois du marché et à la concurrence internationale" explique Nicolas Duntze. "A Cruviers-Lascours nous ramassions des légumes dans tous les villages alentours avec une activité qui était complémentaire à la vigne. En cinq ans, tout a été liquidé."

Le syndicat privé de moyens

Année difficile pour les paysans, mais année difficile aussi pour les syndicat comme en témoigne Antoine Boulet, l'unique animateur de la Confédération aujourd'hui. La Région avait déjà coupé les vivres au syndicat et c'est aujourd'hui au département de réduire ses subventions (pour des raisons plus budgédaires que politique cette fois !). Pourtant le syndicat qui occupe la seconde place en terme de représentation gagne des points sur le plan électoral. "Ce qui prouve au moins que nos propositions et nos analyses sont entendues et partagées par les populations concernées". "C'est précisément pour cela que des journées comme aujourd'hui sont importantes, cela nous permet d'envisager des convergences avec d'autres questions de société et donc d'aller à la rencontre de toute la population". Le message est clair avec  l'opération  nationale "Envie de Paysans", la confédération doit aujourd'hui rapidement trouver en proximité le soutien de toute la population sous peine de disparaître. "Tout est devenu trop facile aujourd'hui pour le consommateur", commente Nicolas Duntze.  "Si nous n'apportons plus nos tomates sur le marché, le consommateur, lui, en trouvera toujours toute l'année provenant de n'importe où sur la planète... "

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