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CENDRAS Les journalistes sont tous des vendus !

L'atelier de Gilles Ballastre Ph DR/RM
L'atelier de Gilles Balbastre à Cendras Ph DR/RM

Peut être pas tous vendus... mais certainement tous achetés ou pour le moins formatés par la dérégulation de la presse qui en a fait un produit marchand comme les autres et  soumet ses acteurs aux  pressions aux  intérêts du pouvoir et de l'argent. C'est le propos que développait ce samedi à Cendras Gilles Balbastre réalisateur du film Les Nouveaux chiens de garde lors de la deuxième édition des Rencontres autour de la presse proposées par le journal La Marseillaise.

Dans une première partie sous forme d'atelier, Gilles Barbaste a invité son public a redécouvrir la saveur de l’info au naturel et démasquer la mauvaise tambouille des grands médias. Bien sur que l'on rigole quand on voit nos confrères de la télé commenter pendant 18 minutes le premier décollage de l'A380 (et pourtant il vole !) alors même qu'une grosse magouille se prépare avec la vente des actions de Lagardère un peu avant que l'on apprenne les retards dans la construction de l'avion ! Et quand les journalistes ne sont pas promenés derrière des écrans de fumée sous la forme de gigantesques opérations de relations publiques, ils sont (parfois indirectement) le jouet des connivences politiques et économiques de leur propriétaires et de leurs directions. La faute à qui  ? La faute aux socialistes réponds Gilles Barbaste qui ont commencé la dérégulation de la presse : 1984 création de Canal Plus, 85 la 5... la porte est enfoncée, et  en 1987 TF1 est privatisée. Aujourd'hui tout est construit sur le modèle de la vente et la presse n'échappe pas à la règle avec ses titres accrocheurs et ses faits divers, l'information ne s'adresse plus à la raison mais à l'émotion... On l'a compris Gilles Barbaste n'est pas un tendre.

Alors tous vendus les journalistes ? Peut-être pas.  Tous vendeurs ? Certainement ... l'audience a pris le pouvoir !

Nos confrères animent le débat. Ph DR/RM
Nos confrères animent le débat. Ph DR/RM

Vers 18h00 un débat devait réunir Jean-Louis Bousquet, directeur du journal La Marseillaise ; Gilles Balbastre, journaliste, réalisateur ; Fabrice Andrès, journaliste (Midi Libre Alès) avant le repas et la projection du film Les nouveaux chiens de garde.

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2 réactions sur “CENDRAS Les journalistes sont tous des vendus !”

  1. ils sont tous aux ordres de nos dirigeant ils ne vont pas critiqe le president de l’agglo ou de nimes létropole ni ni granier le fameux directeur de la chambre d’agriculture je vais être cesurer par le journaliste de services

  2. Les journalistes surtout ceux qualifiés d’économistes ne sont pas au dessus de la mêlée, des spécialistes qui analyseraient « objectivement » les faits pour en tirer des conclusions incontestables. La réalité c’est qu’ils appartiennent à des écoles de pensée et qu’ils ne sont pas neutres. Au contraire, plus ils sont élevés dans la hiérarchie médiatique et bien payés par leur patron, plus ils nous ressortent les mêmes discours et dogmes libéraux à savoir en gros que tout irait bien mieux si on allégeait voire supprimait le code du travail pour revenir au moyen âge du capitalisme.

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