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NÎMES Fermeture de l’école des Mines : « Un gâchis », selon le syndicaliste Vincent Derozier

Vincent Derozier, délégué du syndicat du SPSCM
Vincent Derozier, délégué du syndicat du SPSCM

Vincent Derozier a envie de croire en son combat même si, de son propre aveu, il n’a jamais vu le conseil d’administration voter contre un projet de l’école des Mines d’Alès – EMA. Mais le syndicaliste de la SPSCM (Syndicat des Personnels de Statut Central Minefi) espère bien créer une jurisprudence. Ce matin, à 10 heures, le conseil d’administration de l’EMA va se réunir pour décider de l’avenir du site basé à Nîmes. La direction souhaiterait qu’il rejoigne Alès. Vincent Derozier, enseignant-chercheur depuis 18 ans dans le laboratoire d’informatique, n’y est pas favorable.

Objectif Gard : Ce projet de délocaliser l’école des Mines de Nîmes vers Alès est-il ancien ?

Vincent Derozier : Pas du tout ! Il a six mois à peine. C’est lors du changement de direction que l’on nous a parlé de ça pour la première fois.  On nous a dit que c’était pour économiser de l’argent mais je n’y crois pas ou alors ce n’est pas logique.

OG : Comment ça ?

On a eu énormément de mal à se procurer les chiffres mais le coût de gestion du site nîmois est environ de 300 000 euros par an, sans tenir compte des salaires. Jusqu’à aujourd’hui, la CCI versait 1,5 million d’euros à l’EMA. Pour cause de restriction budgétaire, elle versera 600 000€ en 2014 mais on est encore bon. D’autant que si on doit aller à Alès, il va falloir nous accueillir.

OG : Vous êtes combien actuellement sur Nîmes ?

Environ 70 personnes. Une vingtaine de chercheurs, dix thésards, ainsi que l’ensemble du personnel administratif et technique. Si le projet aboutit, on sait que la direction projette de détruire un vieil hangar et de reconstruire deux bâtiments dessus avec un centre d’apprentissage pour ingénieurs. C’est un projet à 22 millions d’euros ! Alors quand j’entends parler d’économies…

Ecole des Mines d'Alès.
Ecole des Mines d'Alès.

OG : Quels sont les risques de ce « déménagement » ?

Le problème, c’est que nous, les chercheurs, nous ne sommes pas obligés d’accepter ce changement. Et si ça se fait, je crois savoir que certains partiront. Les compétences ne seront plus là. Le labo va s’écrouler de lui-même. Ce serait la fin du labo d’informatique. Un vrai gâchis.

OG : Que demandez-vous à la direction ou au conseil d’administration ?

De prendre du temps ! Tout s’est décidé en six mois à peine. Il n’y a eu qu’un seul projet : celui de délocaliser le site nîmois mais il y a peut-être d’autres solutions. D’autres projets pourraient être réfléchis en concertation avec le personnel. On comprend que la période n’est pas facile mais cette délocalisation est disproportionnée. On est prêt à faire des efforts mais pas n’importe comment.

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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