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NÎMES Le combat de RESF pour sortir la famille Elbiyev de la rue

Rue Dagobert, à côté des locaux de la Croix Rouge à Nîmes, des familles tchétchènes et albanaises dorment dans des tentes. Photo DR/S.Ma
Rue Dagobert, à côté des locaux de la Croix Rouge à Nîmes, des familles tchétchènes et albanaises dorment dans des tentes. Photo DR/S.Ma

Ce matin, dans le hall d’accueil que se partagent la Préfecture et le Conseil général, une dizaine de membres de Réseau Education Sans Frontières (RESF) du Gard se sont réunis pour faire entendre la voix de la famille Elbiyev, sept membres venus de Tchétchénie. Depuis le 14 août dernier, Khoussi Elbiyev, sa femme Malika et leurs cinq enfants vivent devant le 115 de la rue Dagobert à Nîmes, à deux pas de la Croix-Rouge. Les représentants locaux de RESF espèrent bien faire cesser cette situation qu’ils jugent anormale : « On vient pour rencontrer des responsables. Cette famille ne doit pas dormir dans la rue. La France a signé la convention des droits de l’enfant en juillet 1990 et l’article 9 précise que l’enfant ne doit pas être séparé de ses parents contre leur gré. Là, on bafoue les lois », expliquent conjointement Yves Carel, Maguy Joncourt et Roger Mathieu. Ce qu’ils ont du mal à digérer, c’est la proposition de la Préfecture, en fin de semaine dernière, de prendre en charge Malika avec son plus jeune fils, âgé de un an. Une proposition aussitôt refusée par la mère de famille : « Le père et ses quatre autres enfants, eux, restaient à la rue  », s’indigne Maguy Joncourt.

Les membres de RESF à l'accueil du Conseil général
Les membres de RESF à l'accueil du Conseil général

Après une courte attente dans le hall d’accueil à distribuer des tracts, un rendez-vous est rapidement proposé aux membres de RESF. Ils sont invités à rencontrer Alain Toureau, le directeur de l’UTASI (Unités Territoriales d’Action Sociale et d’insertion). Un quart d’heure plus tard, ils sont dans son bureau mais les discussions tournent vite en rond. Tous tombent d’accord sur l’aspect urgent pour sortir cette famille de la rue mais Alain Toureau semble impuissant : « La mission d’hébergement n’est pas celle du Conseil général. On ne peut pas être un parachute de l’Etat sinon, demain, on héberge tout le monde. Enfin, sachez que la somme consacrée à l’hébergement a été multipliée par deux entre 2012 et 2013 ». Du côté d’Yves, Maguy et Roger, les réponses ne suffisent pas mais la réunion se finit sur une promesse d’Alain Toureau d’appeler l’Etat et de donner une réponse à ses interlocuteurs dans la journée. La famille Elbiyev ne semble donc pas encore sortie de l’auberge et encore moins de la rue.

Tony Duret

tony.duret@objectifgard.com

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Tony Duret

Tony Duret, journaliste à Objectif Gard depuis juin 2012.

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