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NÎMES. Dernier jour de grève : Les agents d’ASF Provence Camargue réclament des embauches

Photo DR/S.Ma
Dernier jour de grève pour les agents ASF de la région Provence Camargue, ce matin sur le rond-point Nîmes-ouest. Photo DR/S.Ma

Sept jours. C'est aujourd'hui le septième et dernier jour de grève des agents ASF Provence Camargue. Mais leur détermination est forte, et une nouvelle mobilisation devrait être organisée dans les semaines à venir si les réponses de la direction régionale tardent à se faire connaître.

En cause de cette grogne intersyndicale (CGT-FO-UNSA-CFDT), une organisation du travail donnée par la direction pour l'année 2014 qui accentue un peu plus une dégradation des conditions de travail des salariés. "Depuis la privatisation d'ASF au profit du groupe Vinci, le secteur Provence Camargue, qui va de Bollène jusqu'à Lançon-de-Provence ou de Bollène jusqu'à Gallargues sans oublier Arles, a perdu 200 emplois" lancent les salariés (20% du personnel) des tracts à la main, tout près des voitures qui viennent de quitter l'autoroute A9, sortie Nîmes-Ouest. Un dégraissage au profit du tout automatique aux bornes des péages, les machines remplacent l'homme. Pas tout à fait, puisqu'à Orange, depuis trois ans, un pôle téléopération a été créé à Orange. Ainsi, lorsqu'un usager rencontre un problème à une borne, un ticket qui ne passe pas par exemple, et qu'il appuie sur le fameux bouton rouge, le salarié ASF qui lui répond se trouve dans le Vaucluse. Si le problème est plus grave qu'un ticket invalide, comme une carte bancaire bloquée dans cette "satanée machine", le téléopérateur fait alors appel à un agent du service en charge de la sécurité sur autoroute pour qu'il se rende sur place. "Mais lors des permanences de nuit, parce qu'il n'y a qu'un agent pour un district, les agents peuvent mettre plusieurs minutes voire une heure pour intervenir. Ce qui forcément agace les clients et ce sont les agents qui ont font les frais. Malgré des tarifs revus chaque année à la hausse, Vinci autoroutes diminue son niveau de qualité de service" Et il n'est pas rare que les agents se fassent agresser verbalement et même, c'est rare mais ça arrive, physiquement.

Plus d'emploi saisonnier

Autrefois, au temps où les clients pouvaient encore croiser un regard et souvent même recevoir un sourire au moment de s'acquitter en euros de leur passage sur l'autoroute, l'embauche des étudiants lors de la saison estivale était monnaie-courante. Un emploi saisonnier qui pouvait aider ces jeunes à financer leurs études. "Aujourd'hui, c'est fini. Sous prétexte de vouloir réduire la précarité, l'entreprise n'embauche plus de saisonniers" précise les salariés. "La période de congé estivale est ainsi réduite à 15 jours ce qui a forcément une incidence sur le personnel. Il faut savoir que le taux d'absentéisme est énorme et cela dû à la pénibilité du travail."

Les salariés d'ASF Provence Camargue ont remis hier leurs revendications à leur direction. La balle est dans son camps. "La discussion se poursuit, affirme Laurent Noé, responsable communication ASF, Direction d'Exploitation Méditerranée qui précise qu'en 2007, un accord qui prenait en compte l'évolution des métiers aux péages et la nouvelle organisation des congés effective en 2014, avait été signé par la direction et l'ensemble des organisations syndicales. "Les clients veulent passer de plus en plus vite aux péages et cela impacte sur les métiers aux péages. Mais il n'y a pas eu de mutation forcée ou de licenciement. Tous les collaborateurs ont été formés à de nouveaux métiers. Chaque année, ce sont 30 000 heures de formation qui sont effectuées." De bons collaborateurs au bon moment, telle est la devise d'ASF. Ainsi pour offrir un service de qualité et notamment l'été, période de grands flux sur le réseau autoroutier, la direction a demandé à ses agents de ne prendre que deux semaines de vacances en période estivale au lieu de trois. "Ça avait été accepté par les syndicats. Et en contrepartie, nos collaborateurs ont obtenu une semaine de 32 heures au lieu de 35 heures, ainsi que six semaines de congés au minimum. Et pour ceux qui jouent le jeu, et posent leurs congés en dehors de la saison estivale, ils ont droit à 12 jours de vacances supplémentaires" ajoute Laurent Noé.

S.Ma

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